Après m'être cassé le nez sur la porte des Re-Re je suis rentrée bien dépitée en ma demeure. J'ai profité des commodités du confort moderne pour achever mon grand ménage de printemps. Parce que, fort heureusement, depuis le temps des lavandières la Mère Denis a eu la bonne idée de passer par là et, bien que ma machine fuit toujours à chaque utilisation, on a beau dire mais la machine à laver le linge c'est quand même une belle invention. Je ne fait pas pour autant la fine bouche sur les typiques lavoirs du pays mellois qui eux-mêmes avaient été conçus par des hommes très certainement mais des hommes soucieux du confort de la lavandière en longs jupons. En effet, c'est bien la première fois que je vois des lavoirs avec cheminées intégrées. Reste à savoir si l'eau n'était pas gelée en hiver et qui s'occupait d'approvisionner le lieu en bois de chauffage. Je préfère ne pas faire de pronostiques. Surtout que Melle est devenu depuis quelques années le fief de NOTRE FUTURE PRESIDENTE (na !!!). Pour preuve le magnifique QG de campagne que le Parti a installé dans l'ancienne boucherie des faubourgs ! Bref, Saint-Hilaire veille sur notre destin national. On saura dans quelques jours si son pouvoir s'étend au-delà de la région...
Comme il faisait un beau temps d'été en plein printemps mon hôtesse s'était mise en tête de filer sur la côte atlantique. Echaudée par ma dernière expérience marine et soucieuse de préserver ses forces, je lui ai soufflé l'idée d'une ballade dans le marais poitevin dont je conservais un souvenir idyllique pour y avoir été promenée en barque par une autre branche de la famille de Radi. Nous avons dons réussi un beau doublé: éviter les bouchons de couillons et fusionner avec les éléments aquatiques. Le marais poitevin par beau temps c'est horizontal. Une demie-journée dans cette zone marécageuse et lumineuse c'est comme un long massage des cervicales sous une lampe chauffante avec douche affusion: effet garanti.
Et puis, c'est tellement agréable de voir les autres ramer alors que soi-même ça fait des semaines que l'on pédale dans la choucroute en ayant l'impression que le Schmilblick fait du sur-place!
Bref, j'ai eu l'impression en trois jours de récupérer de 9 mois sans (vraies) vacances et pour
une fille du nord comme moi qui se sent véritablement en vacances après avoir passé la Loire, je n'ai pas été déçue. J'ai même trouvé le temps de bien dormir, de bien manger (même que j'ai oublié de laisser mes recettes :/), de lire un livre entier (même si je l'ai choisi parce qu'il n'était pas épais), d'écrire une carte postale à mère-grand sans oublier de la poster, de prendre des coups de soleil, de faire la cloche de Pâques, et d'avancer sur le site internet des Déferlantes. Et comme je ne suis pas tombée en panne (ni à l'aller, ni au retour) je considère que j'ai été vernie de chez vernie et ça, ça fait vraiment des vacances ! Maintenant c'est au tour de la famille Bolly de prendre un congé bien mérité et je le leur souhaite aussi bon que le mien et surtout bien plus long!


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