31 mai 2007

Anniversaire surprise

Au hasard d'une soirée JP souffle les bougies de sa 41ème année.
Je pense à la mienne qui arrive à grands pas...

28 mai 2007

De passage à Nantes où quelques lieux ont fait, à une époque, la fortune des négriers. Je ne sais si ce QUAI en particulier fait partie de ce funeste patrimoine.

27 mai 2007

Drôle d'endroit pour une rencontre

Au hasard des méandres de la Grande Toile il y a mieux que Les Pages Jaunes et Blanches ou bien Copains d'Avant pour pister les disparus: il y a Google et MySpace. La Poste vous fournira très certainement leurs coordonées, Copains d'Avant vous indiquera s'ils sont mariés ou non et Google ou MySpace vous donneront un aperçu de leur état d'esprit ou de leurs activités actuelles (ce qui est parfois beaucoup plus instructif!). En définitive cela me laisse perplexe. Le web serait l'équivalent du café du commerce que ça ne m'étonnerait pas... On y découvre même des trucs rigolos faits par des potes actuels de nos anciens camarades...

26 mai 2007

Jour de marché

L'Islande est en visite à Rennes. Herdis a 1 an (et quelques jours). Les Bolly et les Geysers auraient presque pu se croiser... Cette semaine n'aura décidément pas été celle des emplois du temps tirés au cordeau.

21 mai 2007

Eclairage inhabituel de la PISCINE Saint-Georges de Rennes
capté lors d'un spectacle de la compagnie Décor Sonore

20 mai 2007

A toute vitesse

C'est ça l'embêtant avec les "rompols" de Fred Vargas: je les lis à toute vitesse. Début avril, alors que je me ramollissais sous le soleil des Bolly, je découvrais, sans trop y croire car on ne m'en avais dit que du bien [;)], la prose policière de cette habituée des prix littéraires. Depuis, je n'ai pas cessé un seul jour de suivre les péripéties de ses différents enquêteurs avec un faible pour les enquêtes du commissaire Adamsberg. J'ai bien tenté de biaiser le démon qu'elle avait réveillé en moi en me mettant dans les pattes un nouveau Paasilinna mais rien n'y a fait. Je me suis précipitée chez A. pour délester ses rayonnages des ouvrages que je n'avais pas encore lus: Sans feu ni lieu et Sous les vents de Neptune. Je viens de terminer ce dernier où ce très cher Jean-Baptiste et son fidèle Danglard oeuvrent de concert. Alors aujourd'hui je suis triste. Après avoir consulté la liste des ouvrages de fred Vargas, je me suis rendue compte que j'avais quasiment épuisé le stock. Tant pis, la semaine prochaine je fonce chez le marchand pour tenter de me procurer Un peu plus loin sur la droite. Ensuite je ferai comme tout les accros de Fred Vargas: j'attendrai le prochain avec impatience...


* Les Jeux de l'amour et de la mort, Le Masque, Librairie des Champs-Elysées (1986)

* Ceux qui vont mourir te saluent (écrit en 1987, publié en 1994)
* Debout les morts (1995)
* L'Homme aux cercles bleus (écrit en 1990, réédité en 1996)

* Un peu plus loin sur la droite (1996)

* Sans feu ni lieu (1997)
* L'Homme à l'envers (1999)

* Les quatre fleuves BD en collaboration avec Baudoin (2000)

* Pars vite et reviens tard (2001). Prix des libraires en 2002.

* Petit traité de toutes vérités sur l'existence (2001)

* Coule la Seine (2002)

* Critique de l'anxiété pure (2003)
* Salut et liberté (2003)

* Sous les vents de Neptune (2004)

* La Vérité sur Cesare Battisti (2004)

* Dans les bois éternels, Paris, Viviane Hamy, 2006

19 mai 2007

18 mai 2007

Les cochons font de la confiture.

Bon ben ça y est on a un nouveau gouvernement. La seule chose qui me rassure un peu (mais vraiment qu'un tout petit peu) c'est que Monsieur Srobonska, une fois qu'il aura converti l'énergie législative en or bleu 50 carat, n'aura plus besoin de tout ce beau monde et pourra revenir à un vrai staff de droite (ou plutôt UNIQUEMENT de droite) sans avoir à nous faire croire à son désir d'avenir. Avec Monsieur Ducros et Madame Cabanel c'est déjà pas trop mal parti. D'ailleurs je serais assez curieuse de savoir comment Madame Cabanel s'occuperait du larfeuille de Monsieur Ducros si elle était à sa place...
En parlant de place je ne donne pas cher de la mienne. Alors juste pour mémoire je me garde sous les yeux les beaux projets de Monsieur Srobonska:

Extrait d'un document du [Forum Permanent sur l'Education Artistique] en date du 15/3/07

En noir c'est monsieur Sirtaky qui répond, en rouge c'est moi qui souligne
et [vert] c'est moi qui m'indigne.


L'éducation artistique réponses de Monsieur Korsazy:

Questions sont posées par le Forum permanent pour l’éducation artistique
1. Quelles mesures financières entendez-vous prendre dès le collectif budgétaire 2007 en faveur de l’éducation culturelle et artistique des jeunes ?

Avant de s’entendre sur des moyens, il faut s’accorder sur des objectifs. L’éducation culturelle et artistique n’est pas une mission annexe de l’Education nationale. Elle doit être, au contraire, au coeur des missions de l’école car la culture est un puissant instrument d’émancipation sociale. Pour cela, nous disposons déjà de moyens conséquents puisque le budget de l’enseignement scolaire qui est consacré à l’éducation culturelle et artistique représente chaque année 1,5 milliards d’euros : c’est l’équivalent de la moitié du budget du ministère de la Culture. Je veillerai cependant à ce que le rythme de créations de postes suive l’évolution des besoins et à ce que les établissements qui choisissent de consacrer leur projet à l’éducation culturelle et artistique reçoivent les moyens nécessaires. [Optionalisation, délocalisation, désolidarisation...]



2. Vous engagez-vous à mettre en oeuvre un plan de généralisation progressive de l’éducation artistique et culturelle afin que l’ensemble des étudiants et des élèves en bénéficient ? A quelle date souhaitez-vous que cet objectif soit atteint ?

Le plan de relance de janvier 2005 va déjà dans ce sens et le rapprochement qui s’est opéré entre les ministères de l’Education nationale et de la Culture me semble une bonne chose. Je souhaite pour ma part que les enseignements culturels et artistiques se poursuivent bien au-delà du cadre de la scolarité obligatoire et je propose que dès la rentrée 2008, les étudiants des universités et des grandes écoles puissent également avoir accès à une offre de formation culturelle et artistique. Par ailleurs, je veux garantir l’accès à ces formations des élèves et des étudiants handicapés. J’en ferai donc un droit opposable et je veillerai à ce que les équipements et la formation des personnels soient adaptés à cet objectif. [Et, pour faire court, pourquoi pas carrément en dehors de l'Education Nationale?]



3. Quels instruments de pilotage mettrez-vous au service de l’éducation artistique et culturelle des jeunes au plan national et au plan régional ?

Ma priorité est d’actualiser la carte de l’offre d’enseignement artistique et culturel afin de garantir une réelle égalité d’accès sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, à peine 1 écolier sur 400 bénéficie d’un atelier de pratique artistique. C’est dérisoire. Je veux engager sur ce point une concertation avec l’ensemble des acteurs, non seulement de l’éducation nationale, mais aussi du réseau des écoles artistiques municipales, des conservatoires nationaux régionaux et des écoles nationales de musique.[si je comprends bien à l'heure actuelle il n'y a pas-ou quasiment pas- d'enseignement artistique proposée dans lecadre des programmes de l'Education Nationale?!?!?!]



4. Comment favoriserez-vous la coopération et la concertation Etat-collectivités territoriales en matière d’éducation artistique et culturelle ?

Je suis très attaché à la place et au rôle des collectivités locales. J’estime qu’elles se sont beaucoup impliquées dans l’éducation artistique et culturelle avec les moyens dont elles disposent, et je veux rendre hommage à leur action. Je crois cependant qu’il est possible d’améliorer l’articulation entre l’organisation du temps scolaire et l’offre de formation ou d’animation artistique et culturelle proposée par les collectivités territoriales. Il est important, notamment, que les activités ne se concentrent pas au même moment pour ne pas décourager les enfants. Je pense que les élus, qui sont présents dans les conseils d’établissement des établissements scolaires, peuvent jouer le rôle d’intermédiaire entre les différents niveaux de responsabilité.[Ou comment ne pas annoncer la disparition des enseignements artistiques des programmes de l'Education Nationale en bottant en touche sur la fonction publique territoriale]



5. Afin de donner à l’éducation artistique et culturelle une réalité dans les programmes
scolaires, quelles mesures prendrez-vous en faveur d’une nouvelle organisation du temps de l’élève ? Dans le cadre de la mise en oeuvre du « socle commun de connaissances et de compétences» seriez-vous favorable, par exemple, à l’attribution d’un temps hebdomadaire - comportant une part substantielle de pratiques - inscrit dans les emplois du temps des élèves et affecté aux projets d’éducation artistique, culturelle et scientifique, en partenariat avec les artistes et les professionnels de la culture.

D’abord, comme je vous l’ai indiqué, je veux que l’éducation artistique et culturelle fasse partie intégrante de l’organisation des enseignements, par la création d’un enseignement dédié à l’histoire de l’art. Par ailleurs, je souhaite que les familles puissent choisir d’inscrire leurs enfants dans un établissement scolaire proposant un mi-temps culturel, ce qui incitera ainsi un plus grand nombre d’établissements à inscrire une ambition culturelle et artistique au coeur de leur projet d’établissement. [L'éducation par l'histoire de l'art et l'histoire des arts... c'est pas mal vu pour abolir toute velléité de développement de l'esprit créatif. Et la disparition de la carte scolaire permettra enfin à la délocalisation de faire le plein des conservatoires municipaux et autres écoles municipales de "dessin" vue que la priorité des établissements ne passera certainement pas par la constitution d'un pôle artistique. Ce qu'il ne reprécise pas ici c'est que les établissements pourront proposer soit un mi-temps artistique soit un mi-temps sportif... ]



6. Considérez-vous les heures d’intervention des artistes à l’école dans le cadre des dispositifs partenariaux Education nationale / culture / collectivités territoriales comme un travail artistique, relevant de contrats spécifiques, et non comme un enseignement ? Prônerez-vous une mesure législative pour contraindre – s’ils ne parvenaient pas à un accord – les partenaires sociaux à respecter cette spécificité du travail artistique ?

J’avoue que je trouve votre question surprenante car je ne vois pas en quoi il serait plus ou moins noble d’être qualifié d’artiste ou d’enseignant pour remplir une mission d’éducation culturelle et artistique. A l’évidence, cette activité entre dans le cadre de la formation des élèves, quel que soit l’agrément que puisse procurer la création ou la découverte d'oeuvres artistiques. J’ajoute que le régime de l’intermittence prend en compte les « activités d’enseignement dispensées dans le cadre d’un contrat de travail » dans le calcul de 507 heures.
[Ah ben c'est pas con ça! On va basculer les enseignants d'Education Musicale et d'Arts Plastiques dans le régime de l'intermittence et comme ça ils pourront aller vendre leur savoir-faire à l'établissement le plus offrant, pardon, offrant un programme d'activités culturelles d'agrément à leurs élèves, euh... non, "clients".]


7. Quelles mesures envisagez-vous pour répondre aux besoins de formation initiale des artistes et des enseignants en matière d’éducation artistique ?

Pensez-vous réellement que les artistes et enseignants soient mal formés actuellement ? Ce n’est pas mon avis. La formation initiale des artistes est assurée par de nombreuses et très prestigieuses écoles, qu’il s’agisse par exemple de l’Ecole de danse de l’opéra national de Paris, du CNSMD de Paris ou de Lyon, de l’ENSATT ou du Centre national des arts du cirque, pour ne citer qu’eux. Celle des enseignants de l’Education nationale est évaluée par des concours de recrutement très sélectifs. La formation des enseignants intervenants en milieu extra-scolaire est certifiée par l’obtention d’un diplôme d’Etat ou d’un certificat d’aptitude. Ce qui importe, en revanche, c’est que la formation continue des enseignants et des intervenants soit particulièrement performante. Je suis prêt à l’améliorer en concertation avec les acteurs. [Quand je pense que même Gérard Garouste reconnaissait il y a peu qu'un artiste et un enseignant n'apportaient pas le même type d'enseignement... Mais peut-être fait-il partie des projets pilotes de Monsieur Sibysky en matière d'éducation artistique et plastique?]



8. Vous engagez-vous à mettre en oeuvre une véritable diversité des arts dans le cadre scolaire, notamment des arts de la scène et de la représentation (danse, théâtre, cinéma) ?

Bien sûr. La première chose que les élèves doivent découvrir, c’est l’infinie liberté de création qui caractérise la culture. Je fais confiance aux établissements scolaires pour sortir du cadre des enseignements traditionnels. C’est d’ailleurs déjà le cas pour beaucoup d’entre eux. [En regard du soutien et du crédit qu'accordent les institutions à ces types d'enseignement ce n'est pas très étonnant...]




En Conclusion voici ce que propose Monsieur Sirkonskry:
"Je veux faire de l’enseignement culturel et artistique la clé de la démocratisation de la culture (…) Mais je suis pour la liberté pédagogique. Et dans un pays où il y a un million d’enseignants, je ne veux plus qu’on dise : l’éducation artistique, ce sera comme cela et pas autrement ! Si un enseignant est un passionné de musique, très bien, ça passera par la musique, et par la littérature pour un autre si c’est son domaine de passion. (…)"

A savoir, plus d'enseignement de spécialité (Education Musicale-Arts Plastiques...) mais un égrenage de connaissances superficielles dans le cadre de cours d'histoire ou de littérature. et bien je trouve cela bien dommage... Mais je ne suis pas certaine que les autres proposaient mieux que cela. Hé, hé, hé, ça fait dix ans que l'on me dit que ça fait dix ans que l'on parle de la disparition de l'enseignement des arts plastiques. Pouvu que l'on continue de se le dire pendant dix ans *!
*c'est mon côté candide...

16 mai 2007

Chiffons de papiers


Défilé de vêtements drôlatiques
dans le Jardin de Métal des Beaux-Arts.

Investiture

Tandis que Monsieur Sirtaky chante sur les Champzylaïzyz,
Mère-Grand reprend ses marques en sa demeure.
Une nouvelle ère commence. Les tours de garde reprennent...

15 mai 2007

Education de masse

14 mai 2007

Le grand départ

Mère-Grand s'apprête à quitter son gîte provisoire.

Radiographies des OS de Mère-Grand

12 mai 2007

Veillée post-électorale: Maman les p'tits bateaux...

La France cherche ses bases et les premières propositions pleuvent.



Je ne prévois toujours pas d'emménager à moins de 60 km de mon lieu de travail:
on y vote à plus de 68% pour Monsieur Sirnovsky.




Le Coup d'État de Karkwa m'a fait l'effet d'un pétard mouillé.


A part ça, certaines personnes bien-intentionnées préfèrent vous envoyer d'étranges et presque insultants messages sur votre téléphone, persuadées qu'elles sont que vous faites la gueule (comme si j'avais pas autre chose à faire en ce moment!!) plutôt que de vous demander de vos nouvelles. Y'a des fois où vaudrait mieux resté couchée...

En attendant, dès que j'ai dix minutes, je continue d'engloutir l'intégralité de l'oeuvre de cette chère Fred. Faudrait peut-être voir à ce qu'elle s'agite un peu de la plume parce que j'arrive bientôt au bout...












Je pourrais faire retraite à l'ascension?







Question de point de vue...

11 mai 2007

Pas mieux

Extrait du site [Bakchich]

Nausée post-électorale

La chronique du Blédard vendredi 11 mai 2007 par Akram Belkaïd

J’ai l’embarras du choix pour l’accroche de cette chronique. Par quoi commencer pour vous décrire le sentiment de dégoût que j’éprouve depuis dimanche soir ? Nicolas Sarkozy a été élu président de la République et il faut, me dit-on, respecter le verdict des urnes. Je veux bien, mais, pour autant, il n’est pas question de se taire ni de verser dans l’angélisme intéressé. « Tu verras, il n’est pas si méchant que ça. Il va faire de bonnes choses. Il faut lui donner sa chance », m’a, par exemple, affirmé un confrère qui, pourtant, avait voté Bayrou au premier tour. C’est ça, grand militant sincère, va vite à la soupe, il n’y en aura sûrement pas pour tout le monde.

Justement, parlons de soupe et commençons par le cas d’Eric Besson, le « socialo-traître » qui a rejoint, en pleine bataille, le camp adverse et dont on dit qu’il pourrait être l’un des futurs ministres « de gauche » de Sarkozy. Un comble mais aussi un signe annonciateur de la France qui se profile, celle de la fin qui justifie les moyens et du cynisme et de l’opportunisme portés au pinacle des grandes valeurs. « Qu’est-ce qu’il a dans la tête ? », s’est interrogé à mon propos un très respectable lecteur, peut-être agacé par mes diatribes anti-Sarko. En fait, pas grand-chose à l’exception d’une haine solide du mensonge et de la manipulation, surtout quand c’est le fait des puissants et des plus que nantis. J’ai en tête un récit de l’époque des croisades où un roi chrétien fit décapiter un prince musulman qui, trahissant les siens, était venu lui faire allégeance. L’honneur...

Bien entendu, personne ne demande la tête de Besson à Sarko (quoique...) mais la morale aurait exigé que le chef de la droite décline, au nom des grands principes et pour l’exemple, l’offre de service de ce félon dont les historiens détermineront un jour l’impact qu’il a eu sur le scrutin avec la publication de son livre assassin sur Ségolène Royal.

On retiendra que ce pamphlet a eu droit à toutes les couvertures possibles, avec des passages récurrents ici et là, télévisions et radios s’empressant de lui tendre le micro, tandis que l’opus anti-Sarkozy d’Azzouz Begag (ouvrage dont il y a néanmoins beaucoup à dire tant sur le contenu que sur le style) a été traité de loin, avec une prudence qui ne fait guère honneur à la profession.

Le fait est que la presse française a joué un rôle non négligeable dans la défaite de Ségolène Royal. Elle a instruit avec zèle son procès en incompétence mais elle s’est gardée d’appliquer la règle de réciprocité par rapport aux dérapages et approximations du candidat de la droite, tant elle était terrifiée - et ce terme n’est pas faible - par la perspective de représailles sarkozyennes.

Des journaux, et non des moindres, se sont autocensurés et ont préféré ne pas publier des articles et des documents qui auraient placé le candidat de la droite dans une position difficile vis-à-vis de l’opinion publique. D’autres, ont repris à leur compte le « spin » efficace des experts en communication réunis autour de Sarkozy. Un exemple : qui peut avaler qu’Eric Besson n’a pas renseigné son nouveau mentor sur le programme de Royal ? Et bien, la grande majorité des journalistes politiques, affirme, bouche en cul-de-poule, y croire dur comme fer. Bah tiens !

La nausée ? Oui, assurément. La nausée, quelques minutes à peine après l’annonce du résultat du scrutin, quand, sur l’écran, j’ai vu le visage trop fardé et fermé d’un Dominique Strauss-Kahn, dague à la main, prêt à l’assaut pour exécuter Ségolène Royal et prendre le contrôle du parti socialiste sans aucune décence. De quoi désespérer des millions d’électeurs de gauche pour qui l’expression « dignité dans la défaite » n’est pas simplement réservée aux sportifs. La social-démocratie a un avenir en France mais sa figure de proue n’est certainement pas celle de Strauss-Kahn.

La nausée aussi devant le spectacle de ces motos coursant la voiture du nouveau président (la com, encore la com, toujours la com), fausses images volées pour construire la légende d’une soirée soi-disant généreuse et populaire. Populaire... Avant d’aller rejoindre les ringards qui s’époumonaient sur la scène de la place de la Concorde, Sarkozy qui, jadis aux temps de la campagne, avait cité Jaurès, s’est rendu dans un restaurant des Champs-Elysées où les neuf dixièmes des Français n’auront jamais les moyens de faire bombance. Beau symbole, n’est-ce pas ?

Vous me trouvez méchant avec les chanteurs qui donnèrent de la voix au pied de l’obélisque ? Franchement : Mireille Mathieu et Jane Manson (mais où était Glucksmann ?) ! Pour faire plus chaud, on aurait pu solliciter Gigi de Chamalières et ses accordéonistes hurlants. Cela aurait au moins justifié le vacarme de toutes ces rombières empruntées venues crier leur flamme à Sarko. On me dira, et Faudel alors ? Et bien oui, que voulez-vous, il n’est pas le seul Français d’origine maghrébine à aller à la soupe sarkozyenne. L’un d’eux a même essayé de me faire croire que c’était une question de convictions libérales. Mais bien sûr... Et puis, clou de ce concert qui s’est gentiment terminé à une heure trente du matin (la droite, c’est sage, même quand ça gagne un scrutin), il y avait aussi Enrico Macias et ses « laï laï laï », heureux comme un enfant, peut-être ravi à l’idée que, demain ou dans quelques semaines, le nouveau président tienne ses promesses et réhabilite d’une manière ou d’une autre les anciens de l’OAS (le gouvernement algérien fera-t-il alors semblant de regarder ailleurs ?). Mais passons.

En 1981, François Mitterrand, à peine élu, avait rendu hommage à Jaurès en se rendant, rose à la main, au Panthéon. Sarko, lui, dîne au Fouquet’s, pousse le fa dièse avec quelques vestiges d’une très vieille France, puis s’offre du bon temps sur le yacht d’un patron du CAC 40 (et la presse est formelle : pas de conflit d’intérêt, voyons !). Finalement, il n’y a rien d’autre à dire car ce qui attend la France semble tellement évident. D’ailleurs, et c’est déjà bon signe, il paraît que Johnny la gabelle revient...

La chronique du Blédard vendredi 11 mai 2007 par Akram Belkaïd

07 mai 2007

A l'avant-veillée électorale il y avait une NIPPONE dont je ne connais pas le nom. Tout ce que je sais c'est qu'elle prépare une thèse qui cause d'art contemporain et que son chéri écrit beaucoup...

06 mai 2007

CE dimanche de mai

Ce soir j'étais invitée à une "Surprise-Partie électorale".
L'ambiance n'était pas géniale.
Notre hôtesse n'avait pas commandé le bon président

Sinon tout va bien, on sait maintenant que la diversité culturelle selon Renaud Donnedieu de Vabres c'est un subtil équilibre entre Mireille Mathieu (presque a-phone), Jane Manson (presque arythmique), Gilbert Montagné, Faudel et les impôts de Johnny Hallyday. On a dû me déplacer un gène dans la nuit...

01 mai 2007

Le Temps de Cerises

Le Festival Mythos est donc terminé et les valeureux bricoleurs de la société Magic Mirror démontent sous un soleil digne des plus beaux jours d'été. Après avoir fait honneur à La Valeur Travail le petit peuple français a aujourd'hui rendu hommage (une dernière fois ?) aux valeurs du Front Populaire. J'entendais ce matin à la radio une auditrice qui vantait les mérites des traditions dans le sens ou celles-ci servaient selon elle à créer des liens. J'ai eu en quelque sorte confirmation de ses dires en me rendant, comme chaque année, au rituel défilé du 1er mai. Muguet et banderoles étaient au rendez-vous, ainsi que les trois potes de manif habituels. Quelques kilomètres plus tard nous nous sommes donc dirigés vers la mythique Fête de la Paresse.






Dans une petite rue fermée à la circulation pour la journée, se tient depuis de longues années une fête fort sympathique le premier jour de mai. Galettes saucisses et autres animations de kermesse ponctuent les trottoirs où étaient autrefois installés hamacs ou chaises longues.

La surprise du jour fut un cortège formé d'étonnants manifestants . Les slogans fusaient drôles et pleins d'humour.
Cependant, la première fois que je les ai croisés dans la rue mon sourire fut quelque peu "en biais". Look BCBG de droite catho de rigueur, l'étrange ribambelle lançait des "CAC40 ! CAC40 ! Ouai! Ouai! Ouai !", "Plus de banques ! Moins de saltimbanques!", "Les pauvres sont des feignants ! Ecrasons-les !", et portait haut banderoles où l'on pouvait lire "Arte c'est trop compliqué !", "Faites des enfants ! Pas des intermittents !" ou bien encore "Le Bigdil c'est pas si facile!". Cet évènement organisé par le collectif des Ateliers du Vent (ardents défenseurs entre autre de la réhabilitation du Mardi Gras et du jour férié qui va avec) était effectivement plutôt désopilant. Malheureusement, des slogans du style "Intermittent, retourne dans ton pays" doublés de l'uniforme bleu marine ne m'évoquent rien de très joyeux en cette période d'élection...


On n'a pas mangé de galettes saucisses mais des mezze libanais. On a bu du vin rouge et on a trinqué avec nos voisins de table. Et plusieurs fois dans la journée le même leitmotiv: "Profitons-en ! Bientôt on risque de ne plus pouvoir le faire..." Le plus étrange dans l'histoire c'est que je me dis que tout ceux avec qui "Ensemble, tout devient possible" ne font pas partie des citoyens qui, dimanche prochain, glisseront un bulletin Sarkozy dans l'urne.

J'en ai aussi profité pour dévorer le dernier Fred Vargas...





Moi qui ne pratique pas le lèche-vitrine, et si peu le magasinage, je les ai aperçues dans deux vitrines sur le parcours de la traditionnelle manifestation du 1er Mai.


C'est assurément
ce que l'on appelle une
"Private Joke".