30 avril 2007

Compter les heures


Mère-Grand s'emmerde.

Ruputure de stock

Il n'y avait plus du tout de
MERINGUES.
Je vais tenter de repasser chez le pâtissier dans la semaine
pour voir s'il aura enfin fabriqué ses monstrueuses friandises...

28 avril 2007

MYTHO(logie)S

Y'a des semaines comme ça où tout s'enchaîne à la vitesse d'un TGV courant après le record du monde de vitesse. Des semaines où toutes les facettes de la vie se donnent rendez-vous, vous obligeant à réduire comme peau de chagrin votre dose de sommeil quotidien. Piquée au vif par le concert des Cowboys Fringants et la présence de Calamar j'ai tout de même laissé les Vulgaires Machins sur le bord du chemin avant d'aller contempler le nombril de Pierre Lapointe. Je vais continuer à écouter son dernier album à la maison en attendant de voir si l'air marin le rendra plus aimable. Par contre côté créativité mes esclaves se sont donnés à fond et ont largement compensé le manque de sommeil qui s'installait au fil des jours. Les petits et les grands se sont fendus d'images dignent de peupler les mondes fantastiques de François Lavallée.François Lavallée, conteur québécois, a en effet fort agréablement rythmé ma semaine, faisant des apparitions plus ou moins "surprise", au fil des jours. Si j'étais khalife à la place du khalife cet "expert de menterie" trouverait bonne place dans le sud-ouest, d'ailleurs le khalife est sur le coup... Dans tout ça nous étions Mère et moi sur un autre coup moins divertissant mais tout aussi prenant. Monsieur docteur s'est fendu d'un résumé assez nébuleux quant à la poursuite des opérations. Je n'ai toujours pas compris où il voulait en venir avec ses comparatifs transfusion/EPO/chimio.
La seule c
ertitude que nous ayons c'est que nous ne le reverrons pas puisqu'il change de crèmerie. Reste à espérer que le temps passera sans à coup notable d'ici au prochain rendez-vous qui doit avoir lieu dans un mois. J'ai donc poursuivi ma journée Bonne Action en allant soutenir les troupes à Noyal/VilaineMarion et sa nouvelle formation se produisaient à l'occasion de la sortie de leur premier album commun. Aucun doute: Paul et Robin sont vraiment morts. Dans tout ça il a fallu dépanner deux voitures, élaguer le jardin qui croulait sous le liseron et se réattaquer aux poux (ben oui...). La semaine s'est terminée par une nouvelle orgie de sons et de mots partagés entre François Lavallée et K. Le Festival Mythos c'est bien, un Magic Mirror c'est beau, mais quand on n'est pas en vacances ou que l'on ne fait pas QUE ça, c'est un peu fatiguant. Le truc qui m'épate le plus c'est d'avoir commencé ET terminé ça:


23 avril 2007

Libérateur(s)
Léonard P. Nadeau - New Brunswick

Libérateur(s)
Léonard P. Nadeau - New Brunswick

Libérateur(s)

Liberté

Par Charlie, lundi 23 avril 2007 à 06:28

"Il avait levé la tête. Là bas, dans le matin naissant, on distinguait à peine la ligne d’horizon. Secoués dans les canots, les libérateurs vomissaient leurs repas lyophilisés. Bientôt, les boyaux vides se rempliraient d’acier brûlant et les langues, sèches, lécheraient le sable fin.
Dernière limite. Les portes des bateaux s’ouvrent. Sur la plage, les corps lourds s’allongent sur des serviettes de sang.

Il était revenu dédicacer son livre. Longtemps après. L’endroit s’adonnait aux loisirs et aux bains de mer. Mais, dans le matin naissant, il avait revu en live la roulette russe des balles allemandes."

:: Charlie ::



Monsieur Léonard n'est pas tout seul dans ce mémorial. Un nombre assez conséquent de croix et d'étoiles de toutes sortes sont disposées avec une effroyable régularité sur le gazon taillé au cordeau. Pas des tombes, des croix qui matérialisent et rendent hommage à tous les soldats des forces alliées tombés au cours de la Bataille de Normandie et dépourvus de véritable sépulture.



Pour l'anecdote, ce n'est qu'une fois arrivée dans l'enceinte du mémorial que je me suis demandée si par hasard il n'y avait pas des soldats canadiens répertoriés à cet endroit. Le gardien à qui j'ai posé la question m'a confirmé la présence de deux soldats: un premier, mentionné dans la longue liste du Mur du Souvenir et un second situé dans le carré G, onzième rangée, croix numéro 15. Lorsque j'ai constaté qu'il était originaire du Nouveau Brunswick je ne me suis pas interrogée plus longtemps quant au choix de la croix qui allait figurer dans l'ABCdaire du lundi. Je m'apprêtais à prendre ma photo lorsque le gardien déboula dans l'allée centrale et stoppa sa golfomobile à ma hauteur. Il me dit qu'il revenait de suite avec du sable afin que l'inscription portée sur la croix soit lisible sur le cliché. Un instant plus tard il était effectivement de retour portant seau de sable, chiffon, seau d'eau, et fanion à la main. D'un geste habile et coutumier il versa un peu de sable et d'eau dans un petit récipient puis étendit le tout sur les lettres gravées dans la pierre, tout en me précisant que ce sable provenait des plage du débarquement. Je le laissais faire son petit rituel à la fois amusée, respectueuse et impressionnée de tant de sollicitude mais aussi un peu inquiète de le voir planter son drapeau américain miniature au pied de la croix. Il se tourna alors vers moi l'expression fort satisfaite de l'homme qui vient d'accomplir sa mission et m'invita à prendre une photo sur le champ. Je m'exécutais en hâte, bien décidée à ne pas le contrarier et surtout à ne pas conserver le cliché. Ayant constaté avec satisfaction qu'il ne s'était pas donné tout ce mal en vain il se retira fort aimablement afin que je puisse me recueillir en paix non sans m'avoir demandé si j'étais canadienne pour m'intéresser aussi précisément à ce pauvre Léonard. Je le rassurais bien vite sur mes origines authentiquement françaises mais lui précisais tout de même que je connaissais des canadiens demeurant au Nouveau-Brunswick ce qui expliquait mon intérêt tout particulier pour leurs ancêtres disparus. Avant de remettre son bolide en marche il me précisa bien que je pouvais garder le fanion. "Je vous le dépose en partant ?" "Non, non! Gardez-le c'est pour vous." Bon ben j'ai un drapeau américain dans ma voiture maintenant et je ne sais pas bien ce que je vais pouvoir en faire...

22 avril 2007

1er round

Pour l'heure je suis la seule à savoir ce qu'il y a dans l'enveloppe.
10 heures plus tard les choses ont un peu changé puisque les médias égrainent un peu partout en France les premières estimations du premier tour des élections présidentielles. Aucune manifestation de joie ou de colère ne vient émailler les quelques minutes au cours desquelles le journaliste annonce un à un les scores de chacun des candidats à la présidentielle. A vrai dire le temps s'est suspendu au sein du Cabaret Carnivore du Festival Mythos. Aux bip de 20 heures le bruit des verres et le murmure des conversations s'est interrompu pour laisser place à un silence lourd d'attention et de concentration. La Messe était dite alors on est allé se manger une bout en attendant le début du concert des Cowboys Fringants. Tout à coup tout est devenu beaucoup moins calme...

21 avril 2007

Prise de tête !

Il y a une année de cela, un front uni semblait avoir vu le jour. D'aucun se prenait à rêver à une future gauche forte menant campagne présidentielle au coude à coude. Mais tout cela c'était il y a un an.

Il y a un an, la France manifestait contre le CPE et la Place du Parlement de Bretagne de Rennes était occupée par un village auto-géré. Et moi je m'épuisais à capturer des images de tout cela...


Les manifestations s'enchainaient partout en France et la grève touchait bon nombres d'entreprises publiques et privées sans pour autant que le gouvernement ne lâche du lest.

28 mars 2006



4 avril 2006







Depuis quelques jours (voire quelques semaines) le désaroi de bon nombre de citoyens français est palpable. Les raisonnements stratégiques ne manquent pas et l'emportent même haut la main cette année face aux convictions profondes de chacun. Certains tentent alors in-extrémis de nous convaincre du bien fondé de notre intime conviction politique mais cela sera-t-il suffisant pour empêcher un massif vote (f)utile ?

Extrait du blog de Calamar:
Pour la 1ère tournée, vote pour qui te plaît!
Bon, les Amis. Je ne vais pas réexpliquer tout ce que j'ai dit aux uns et aux autres lors de nos discussions à caractère hautement politique. Il n'y a jamais eu de baston à la fin des dîners, mais avouons-le, l'élection qui arrive a un petit goût bizarre. Amère tant le souvenir du 21 avril 2002 est présent dans toutes les têtes. Un goût peut-être semblable à celui que les Dreyfusards avaient dans la bouche à une autre époque. Le goût de ceux qui ne sont pas entendus, mais auxquels l'histoire finit par donner raison. Amère aussi parce que la campagne n'a peut-être pas tant abordé les sujets de fond que cela. D'ailleurs, reconnaissons-le d'emblée, dans ces mêmes discussions, plus souvent, le débat a plus porté sur la stratégie que sur le contenu. Si je ne vote pas Ségo, est-ce que je ne risque pas d'avoir Le Pen au 2nd tour. Si je vote Ségo dès le 1er tour, est-ce qu'elle a des chances de recueillir assez de voix au 2nd pour l'emporter? Et si oui, lesquelles? Enfin, partant, sera-t-elle en situation de mener, par obligation et respect pour ses partenaires, une politique que l'on peut espérer de gauche?
Peu souvent, la question: "mais qu'est-ce qu'une politique de gauche dans le contexte actuel?" a été abordée. Plus souvent, c'est la peur de Sarkozy et de Le Pen qui a guidé la réflexion. Je ne reviendrai pas sur la dangerosité de ces deux personnages, elle est acquise, et je l'espère connue dans mon entourage - qu'il s'agisse des questions de culture, de liberté personnelle, de questions sociales etc. Plus souvent, le dégoût chez certains de voir Mme Royal mener la campagne pour le PS a pris le pas sur le goût de s'intéresser au fond des choses. Mais un candidat n'est-il pas, normalement, le représentant essentiel de son parti? Est-ce donc le candidat qui doit inspirer la méfiance?
Demain, donc, nous irons voter. Enfin, j'irai, c'est sûr, comme tout calamar qui se respecte, avec quelques constats en tête. Premier constat, nos institutions vont mal: la multiplicité des partis présents, l'émergence de candidats issus de nulle part mais capable de recueillir 500 signatures d'élus pour se présenter, l'inquiétude sur les alliances possibles etc.. Deuxième constat, les médias ont joué un rôle globalement favorable aux "grands" candidats, plus exactement, aux candidats des deux gros partis (PS et UMP) avec l'apparition quasi inattendue d'un Bayrou, comme celle d'un médiateur entre la Gauche et la Droite - n'oublions pas, d'ailleurs, que nombreux sont les anciens de l'UDF à appeler à voter pour Sarkozy, ni la couleur des gouvernements dans lesquels Bayrou était présent. Tout cela, Monsieur Rocard a l'air de l'oublier. Il faut dire que Michel R. avait déjà un peu cassé son parti dans Le Monde au moment de la loi sur les retraites, accordant son soutien au gouvernement en place, Raffarin je ne sais plus combien. Cela mène à un troisième constat: le PS est bien plus divisé qu'il n'y paraît, et si ce n'était une machine politique, avec distribution de postes à la clé, il y a fort à parier qu'il aurait implosé depuis quelques mois (cf. les résultats du référendum, la machine à battre Fabius mise en place etc.).
Il faudrait donc, dans ces conditions, "voter utile au 1er tour". Qu'est-ce qu'un vote utile? Celui pour ses convictions, pour un programme? Ou celui contre quelqu'un, un ennemi qui sert surtout à retrouver la cohésion par ailleurs introuvable d'un point de vue programmatique? Mon choix est fait. Un vote utile, c'est un vote de conviction. C'est aussi, et plus encore, un vote qui place les partis dans un rapport de force pour les trois autres tours qui arrivent. Car peu de journalistes rappellent qu'après le 22 avril, il y aura, bien sûr, 3 autres tours que sont le 2nd tour des Présidentielles et les deux tours des législatives. Or, les législatives sont bien plus importantes que les présidentielles: ce sont nos députés, ne l'oublions pas, qui votent les lois. Et selon la majorité présente au parlement sera décidé le gouvernement et sa composition. Scrutin par circonscription, cette fois, pour la représentation du peuple à l'Assemblée Nationale. Il suffit, parfois, qu'un parti ne présente pas de candidat pour qu'une couleur politique gagne. Exemple: si le PS soutient les Verts ou le PC dans certaines circonscriptions gagnables par l'union, l'unanimité mène à la victoire de la gauche. En revanche, si chaque parti présente son candidat, face à la machine UMP, les chances de l'emporter sont moindres. Or, ces calculs sont faits très précisément en prenant en compte les résultats aux différentes élections... dont à celles qui vont arriver.
Ce qui me ramène au 1er tour, de demain. Voter utile au 1er tour, comme certains nous y invitent, n'est qu'une façon de laminer la gauche, sur le long terme. D'une part, parce que si nous votons tous pour une candidate qui arriverait au 2nd tour sans réservoir de voix à gauche, elle n'a aucune chance de l'emporter au final (la majorité des voix de l'UDF ne se reporteront vers elle, relisez ce que j'ai écrit sur Bayrou avant!). D'autre part, parce que ce même parti sera dans une position de force en réalité fictive pour négocier les législatives. Fictive, car le vote ne reflétera pas l'opinion fondamentale des citoyens, mais la stratégie mise en oeuvre pour des raisons de peur. Enfin, parce que ce parti n'aura pas d'opposition interne, celle qui mène à prendre toutes les mesures phare, qu'on se rappelle les combats, dans le gouvernement de gauche plurielle, de Marie-Georges Buffet alors Ministre de la Jeunesse et des Sports ou de Dominique Voynet alors Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. Vous me direz: "il n'y en a pas eu beaucoup, alors, de mesures de gauche". Que sont la CMU, les 35 heures, les emplois jeunes? Ensuite, il y en aurait peut-être eu plus si les partis "de l'opposition interne" avaient été mieux représentés, mis en position de force en non en position de combat permanent.
Une seule conclusion s'impose: A la première tournée, vote pour qui te plaît! Et le 1er mai, fais ce qu'il te plaît, bien sûr. J'aurais tendance à vous dire, ce qui plaît, c'est plutôt la couleur que le rose délavé... Des couleurs il y en a, en veux-tu en voilà par ici ou par-là!

Debout les Morts

Après avoir passé une matinée avec Les Tristes, et avant de me rendre à l'hôpital où se morfond Mère-Grand, j'ai fait un petit détour volontaire (800 mètres) par un des cimetière américain de la Bataille de Normandie. De fait, j'aime beaucoup cet endroit. Situé non loin du domicile de Mère-Grand, ce cimetière évoque un souvenir d'enfance, un lieu de promenade parmi tant d'autres. J'ai toujours été impressionnée par les alignements rigoureux et le dépouillement du site. Aujourd'hui ce fut un vrai plaisir (ben oui) que de m'y retrouver. Pendant une trentaine de minutes l'espace n'était qu'à moi. Je me suis rendue compte que cet ensemble m'évoquait plus une installation d'art contemporain qu'autre chose. Un jardin Zen peut-être. A vrai dire je me serais bien installée pour lire tranquillement mais si je me suis retrouvée là ce n'était pas tout à fait par hasard...

20 avril 2007

C'est pour dans deux jours...

Ce soir la campagne présidentielle officielle est close. Dans deux jours nous saurons donc (presque) de quelle ambiance nous nous chaufferons au cours des cinq prochaines années. Dans deux jours Mythos commence. Saine façon d'attendre les résultats en ce dimanche fatidique puisque quelques spectacles gratuits viendront égayer l'aprés-midi. En attendant on en a profité pour patouiller un peu et de mon côté j'ai achevé L'Homme aux Cercles Bleus.
Demain... Debout les Morts !

19 avril 2007

Doucement mais sûrement.

Moi aussi mais je ne sais pas par lequel commencer...




Bientôt la quille !

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Raymond. Aujourd'hui, François lui a fait un (gros et TRES beau) gâteau. Mais Raymond n'aime pas qu'on lui souhaite son anniversaire et encore moins qu'on lui fasse une surprise. Quand Raymond fête son anniversaire c'est lui qui invite (on a déjà testé c'est pas du chiqué). Raymond est un ours (gentil) mais François est parti et n'a pas entendu les commentaires élogieux de tous ceux qui ont pu goûter au cadeau de Raymond. Même Raymond a trouvé ça bon, et moi aussi. Aussi bon que le livre de Maman Eléphant que j'ai achevé dans l'après-midi. J'ai enfin trouvé de quoi remplacer les Agatha Christie de mon adolescence. Je pense qu'à présent je fais partie des mordues de Fred donc demain j'essaie de me procurer une nouvelle dose et de me parquer une heure dans ma chaise de jardin pour m'envoyer un premier shoot. Y'a pas à tortiller, un roman noir en plein soleil ça sent l'été! Et avec un peu de chance l'expo installée aujourd'hui sera toujours en place samedi... avec un peu de chance.



17 avril 2007

Dernier acte

Il y a de folles journées qui parfois se terminent dans le velours rouge et les ors. Pour cause d'artères sous haute tension, Mère avait généreusement abandonné à Tante Cé sa place au 2ème balcon. C'est donc en amicale compagnie que je me suis plongée dans un nouveau drame shakespearien. Et quand Dominique Pitoiset choisi d'égarer quelques marionnettes allemandes dans de la commedia dell'arte saupoudrée du chant lumineux d'une naine arabe, cela donne un conte étrange, presque joyeux. J'en suis même arrivée à oublier les horreurs dans lesquelles ce bon vieux William nous promène... Bonne pioche !



16 avril 2007

Le lundi c'est...

Ce lundi je n'ai pas été "ravie au lit", au contraire. Les hostilités ont repris de plus belle pour la tête et les jambes. Pendant ma récréation de midi j'ai pu constater que Mère-Grand avait repris du poil de la bête avec les quatre culots de sang "tout neuf" qui coulent dans ses veines. Les effets sont à peu près les mêmes que si elle avait pris un rail de coke (ou deux...) et il semblerait que cet état de chose perdure pendant trois ou quatre jours. Une transfusion qui, loin d'être curative, est à classer dans la rubrique des soins palliatifs. Palier à la fatigue chronique qui s'était installée depuis quelques mois. Palier aux effets morbides de la leucémie. J'ai un peu le sentiment que l'on a rempli une bouteille percée... De fait on ne sait pas quand elle sera à nouveau vide.
J'ai donc tenté de remplir d'autres bouteilles à moitié pleines et à moitiés vides d'un cocktail plus ou moins dopant d'aléatoire et de prémédité, de représentation du temps, de dessin dans sa relation avec le corps par l'intermédiaire du geste, de dessin automatique, de passage de la ligne à la surface, de all over, d'occupation de l'espace... A vrai dire cela a bie
n occupé les neurones et les mains de mes petits camarades d'infortune et dans l'histoire je n'ai pas réussi à trouver le temps de goûter enfin aux joies promises du Sudoku. C'est peut-être mieux comme ça...


"J'aime donner de la substance et de la réalité aux choses que nous avons décrétées insubstantielles et immatérielles" James Turell




Alighiero BOETTI Viceversa c.
Stylo bille sur papier,
1980.


Hans Namuth
Jackson Pollock dans son atelier
Photographie
, 1950.




Lászlo Moholy-Nagy
Le Modulateur Espace-Lumière replique
Bauhaus Archive, Berlin
, 1970.


Gjon Mili
Picasso dessinant un animal mythique avec de la lumière

Photographie, 1949.

2 en 1

Parce que je n'ai pas réussi à choisir entre
le kiosque
avec ou sans petite fille en tee-shirt blanc.

15 avril 2007

C'est r'parti pour un tour !

Ce matin, en faisant mon shampoing, j'ai trouvé quelques descendants d'un spécimen de Pediculus humanus capitis capturé il y a déjà plus de six semaines dans ma royale chevelure.

13 avril 2007

Mauvaise pioche

On ne peut pas gagner à tous les coups. J'ai donc contribué à enrichir les gagnants (tant mieux pour eux) et ce soir c'est branle-bas de combat. La première transfusion de mère-grand aura lieu demain matin. Son trouillomètre est à zéro, mère tente d'exploser le record du monde de tension artérielle (23) et moi je ne peux pas faire grand chose à part attendre... encore.

12 avril 2007

Urbanités

Après quelques jours en immersion totale dans la profondeur de la France c'est parfois difficile de revenir aux civilités de surface. Jean m'avait proposé d'aller à un apéro-concert au Jardin Moderne. Heureusement que ce n'était pas concert tout seul et que le temps avait décidé de se mettre au beau après une matinée pourrie. En plus, les jardins ça me botte vraiment mais au Jardin Moderne ce que je n'aime pas c'est le côté... moderne. Bon ben pas de commentaires particuliers à faire sur le groupe dont je n'ai pas retenu le nom. Je n'ai pas retenu grand chose de la musique non plus. Sauf peut-être que dès les premiers accords je me suis dit que ces jeunes garçons allaient encore venir grossir la déjà longue liste des groupe de la Génération Tordue... ils avaient bien choisi leur nom ceux là ! Et puis franchement un apéro Kanter/Coca où y'a même pas d'rouge c'est naze.

11 avril 2007

Deuxième tentative

Cette fois-ci je passe la Loire en direction du Sud

Après m'être cassé le nez sur la porte des Re-Re je suis rentrée bien dépitée en ma demeure. J'ai profité des commodités du confort moderne pour achever mon grand ménage de printemps. Parce que, fort heureusement, depuis le temps des lavandières la Mère Denis a eu la bonne idée de passer par là et, bien que ma machine fuit toujours à chaque utilisation, on a beau dire mais la machine à laver le linge c'est quand même une belle invention. Je ne fait pas pour autant la fine bouche sur les typiques lavoirs du pays mellois qui eux-mêmes avaient été conçus par des hommes très certainement mais des hommes soucieux du confort de la lavandière en longs jupons. En effet, c'est bien la première fois que je vois des lavoirs avec cheminées intégrées. Reste à savoir si l'eau n'était pas gelée en hiver et qui s'occupait d'approvisionner le lieu en bois de chauffage. Je préfère ne pas faire de pronostiques. Surtout que Melle est devenu depuis quelques années le fief de NOTRE FUTURE PRESIDENTE (na !!!). Pour preuve le magnifique QG de campagne que le Parti a installé dans l'ancienne boucherie des faubourgs ! Bref, Saint-Hilaire veille sur notre destin national. On saura dans quelques jours si son pouvoir s'étend au-delà de la région...



Comme il faisait
un beau temps d'été en plein printemps mon hôtesse s'était mise en tête de filer sur la côte atlantique. Echaudée par ma dernière expérience marine et soucieuse de préserver ses forces, je lui ai soufflé l'idée d'une ballade dans le marais poitevin dont je conservais un souvenir idyllique pour y avoir été promenée en barque par une autre branche de la famille de Radi. Nous avons dons réussi un beau doublé: éviter les bouchons de couillons et fusionner avec les éléments aquatiques. Le marais poitevin par beau temps c'est horizontal. Une demie-journée dans cette zone marécageuse et lumineuse c'est comme un long massage des cervicales sous une lampe chauffante avec douche affusion: effet garanti.
Et puis, c'est tellement agréable de voir les autres ramer alors que soi-même ça fait des semaines que l'on pédale dans la choucroute en ayant l'impression que le Schmilblick fait du sur-place!





Bref, j'ai eu l'impression en trois jours de récupérer de 9 mois sans (vraies) vacances et pour une fille du nord comme moi qui se sent véritablement en vacances après avoir passé la Loire, je n'ai pas été déçue.
J'ai même trouvé le temps de bien dormir, de bien manger (même que j'ai oublié de laisser mes recettes :/), de lire un livre entier (même si je l'ai choisi parce qu'il n'était pas épais), d'écrire une carte postale à mère-grand sans oublier de la poster, de prendre des coups de soleil, de faire la cloche de Pâques, et d'avancer sur le site internet des Déferlantes. Et comme je ne suis pas tombée en panne (ni à l'aller, ni au retour) je considère que j'ai été vernie de chez vernie et ça, ça fait vraiment des vacances ! Maintenant c'est au tour de la famille Bolly de prendre un congé bien mérité et je le leur souhaite aussi bon que le mien et surtout bien plus long!


09 avril 2007

Jaune...

A vrai dire j'étais plutôt verte quand j'ai pris cette photographie.

04 avril 2007

La clé des champs

Tout avait pourtant bien commencé. Les clés du Royaume de Bretagne étaient arrivées 48 heures avant mon retour de stage accéléré d'aide à domicile/garde malade. Valises bouclées et coffre chargé j'avais anxieusement attendu les résultats du prélèvement sanguin hebdomadaire auquel se soumet de mauvaise grâce mère-grand. Horizon dégagé et coeur léger je me suis donc acheminée vers la demeure qui allait enfin me permettre de prendre quelques jours de repos bien mérités après toutes les péripéties des derniers jours, euh... des dernières semaines, non, des derniers mois... Arrivée à destination après 160 bons kilomètres avalés d'une seule traite je garais donc mon petit véhicule avec un pot tout neuf face à la place qu'allait occuper dans quelques jours une marchande de poissons frais. Avant toute autre chose, je me décidai à déposer mes affaires avant d'aller voir comment la mer était montée ce jour là. Et bien c'est là que les choses ont commencé à tourner en ma défaveur. La clé entrait sans problème dans la serrure mais elle ne tournait pas d'un poil ni à gauche, ni à droite. Après les essais d'usage d'adroite manipulation de la poignée, après avoir tiré, poussé, tenté de soulever la-dite porte j'ai senti un le poids de la fatalité s'abattre sur mes petites épaules. "Normal, la poisse continue". Le téléphone des propriétaires sonnant dans le vide j'ai agité le grelot de leur descendance, alerté le boucher de la place qui est bien gentiment venu me porter secours, en vain. En attendant qu'il remette la main sur un hypothétique double des clés je suis donc allée faire un mini-tour du propriétaire. Pas de doutes, les vacances de Pâques étaient bien commencées. La plage avait été allégée de tous les détritus encore présents une dizaine de jours plus tôt. Cependant, comme les parisiens n'allaient débarquer que 4 ou 5 jours plus tard on n'avait pas encore fait disparaitre toutes les preuves du subterfuge. Ces parigots sont-ils vraiment assez couillons pour croire que les plages bretonnes sont épargnées par la pollution humaine ?


Retour sur la place du village avant fermuture des petits commerces de proximité. Le boucher n'a pas retrouvé la clé. J'ai laissé tombé mes projets plage/krampouz. Je me suis dit qu'en roulant bien j'arriverais peut-être avant la fin d'Amélie Poulain. Après enquête express il s'avére que les derniers occupants avaient malencontreusement laissé les dans la serrure avant de quitter les lieux par une porte dérobée. Mais avant de repartir, et histoire de rentabiliser un tant soit peu mes 300 bornes aller/retour, j'ai capturé mon "J" et me suis abstenue de me prendre un petit jaune, ou toute autre liqueur, pour la route.
J'ai râté le début mais pas la fin des tribulations d'Amélie dans son Paris de carton pâte. Dans quelques jours de crédules parisiens en vacances à Plouplou irons se balader sur une plage aussi romantique que le Paris d'Amélie où tout le monde est beau et gentil.


Y verront-ils des calamars morts ?

02 avril 2007

Iris

A l'arrache parce que cette semaine je n'ai pas trop le temps d'y penser avec les galipettes de mère grand. Ceux de mon jardin ne sont pas encore fleuris mais dans ma rue ceux de Périne sont au p'tit poil.