22 juin 2008

20 juin 2008

Je crois bien que...

Je suis contente. Mon chef est toujours un con mais il n'a pas répondu NON tout de suite (c'est ce qu'il fait d'habitude) lorsque j'ai parlé d'un projet de film d'animation. En soi c'est déjà une bonne nouvelle puisque l'intervenant que je souhaite faire entrer dans ma bergerie n'est autre que Frandor. Celui avec qui nous sommes aller nous rincer les oreilles au Grand Palais, et qui fait collec' de boules à neige quand il n'en fabrique pas lui même, pourrait donc devenir un collègue temporaire. Pourvu que l'on ne se fâche pas d'ici là...
Je suis bien contente aussi car une jeune femme va faire son apparition dans mon environnement de travail à la fin de l'été. En plus de parler l'espagnol (normal vu qu'elle est espagnole), elle a l'air très rigolote, possède 2 blogues (pas vraiment à jour) et une Face2Bouc (ça crée forcément des liens) sur lequel j'y ai piqué une foto d'elle avant qu'elle ne soit grosse (c'est pas moi qui le dit c'est elle). J'espère que nous mettrons beaucoup de temps à nous fâcher.
Je suis bien contente. J'ai de plus en plus envie d'aller en Islande. Mes hôtes putatifs vieillissent comme du bon vin, leur pitoune est a-do-ra-ble (et concernant les enfants des autres j'ai de grandes exigences!) et j'ai plus d'un an pour m'y faire...



16 juin 2008

14 juin 2008

Barbe au cul

Puisque c'est la saison chaude (hin hin hin) l'Homme blanc allume des feux dans les quelques mètres carrés qui lui servent de jardin. Quand il invite des amis qui cuisinent c'est encore meilleur et quand la musique est bonne, bôôônne-bôôônne-bôôônne, et le fondant au chocolat ben... on attend la prochaine avec presque une pointe d'impatience. Comme un bonheur n'arrive jamais seul l'Islande était de la fête. J'ai appris deux nouveaux mots: beau (früeûl) et bon (kgôt) que j'ai pu à nouveau utiliser aujourd'hui. Vivement les vacances!
Du coup je me demande à quoi ça sert de revoir des pas-vus depuis 20 ans...

09 juin 2008

Coup de tête

Vu l'état général de la fille c'était nettement superflu d'aller s'user les semelles à Paris mais... J'ai quelques nouvelles bonnes adresses en poches, j'ai revu un individu pas revu depuis 20 ans (ou presque), j'ai croisé des copines au détour d'une table de bistrot et à la Vilette car Paris est un tout petit village (pour mouâ), j'ai été voir Touré Kunda (on ne refuse jamais une invitation) et j'ai passé un moment délicieux vautrée sous les voûtes du Grand Palais à écouter Philip Glass me jouer la sérénade. Le retour est difficile...




















Madrush part 1 de Philip Glass
par Branka Parlic

30 mai 2008

Derrière les fagots

J'ai enfin trouvé l'utilité d'avoir une fiche sur Copains d'Avant(qu'on soit vieux comme dirait l'Autre). Depuis que j'étais répertoriée sur ce site je n'avais pas vraiment trouvé très rigolo d'être pistée par d'anciens camarades avec qui, finalement, je n'avais pas plus que ça envie de renouer, ni même d'échanger des messages. Mais Toto m'y a dénichée hier et ça m'a fait un immense plaisir! Dans la foulée nous avons gaiement devisé dans le combiné et, après plus de 20 ans de silence, c'est toujours un exploit de passer 2heures au téléphone sans trouver cela lassant. En fait, j'avais retrouvé Toto il y a quelques mois de cela en furetant sur le net mais je n'avais pas osé lui envoyer de message. Ma réputation de créature est décidément une pure légende... A part ça il fait Un Temps de Chien et Nicolas Jules en a fait une bien jolie chanson.


24 mai 2008

Le Spéciaux de la Soirée

Pendant que l'on changeait le sang de ma grand-mère, que les déferlantes déferlaient, que ma Face faisait le Bouc, que Syrzvoky lâchait ses baskets dans le virage, que mes os craquaient et que la france choisissait d'être représentée à l'Eurovision par une chanson en anglais (!!!) le temps a beaucoup coulé sous les ponts et bien des choses ont changé: maintenant on peut embeder les Bombay Tv! Dingue non?
Alors pour fêter ça je prends pour une fois un peu d'avance sur le temps en espérant que le destinataire de ce chef d'oeuvre aura le temps de suéder ça d'ici demain avec toute sa famille. Je suis une grande rêveuse...





Un petit suédé pour la route:

Amelie Poulain Suédé (Longue)



Y'en a plein d'autres !!!

22 mars 2008

Il faut en finir avec... les souvenirs

Avec toutes ces histoires de voyages et de déménagements mon chez moi m'a semblé très encombré tout à coup. Depuis quelques jours je suis en plein tri/vidange de vieux papiers entassés dans les différents coins de ma demeure (pourtant pas grande). J'ai décidé de commencer un tri comme-si-j'allai-bientôt-déménager le but étant de réduire au maximum (ou plutôt au minimum) ce qui, dans l'avenir, sera in-dis-pen-sa-ble à ma survie d'intello (de gauche bien sûr). J'en suis à mon 4ème ou 5ème sac poubelle et j'espère pouvoir m'attaquer au tri des fringues-que-je-n'ai-pas-portées-depuis-2-ans avant que Jésus ne soit totalement ressuscité*!

*c'est pas gagné

Slogans Mai 68

À bas la charogne stalinienne

À bas les groupuscules récupérateurs

À bas la société de consommation.

À bas la société spectaculaire-marchande.

À bas le réalisme socialiste. Vive le surréalisme.

À bas l'objectivité parlementaire des groupuscules. L'intelligence est du côté de la bourgeoisie. La créativité est du côté des masses. Ne votez plus.

Abolition de la société des classes.

L'aboutissement de toute pensée, c'est le pavé dans ta gueule, C.R.S.

L'action ne doit pas être une réaction mais une création

L'action permet de surmonter les divisions et de trouver des solutions.

L'âge d'or était l'âge où l'or ne régnait pas. Le veau d'or est toujours de boue.

Agissez, sabotez, ne votez pas !

L'agresseur n'est pas celui qui se révolte mais celui qui affirme

L'agresseur n'est pas celui qui se révolte mais celui qui réprime

Aimez-vous les uns sur les autres

"Amnistie : acte par lequel les souverains pardonnent le plus souvent les injustices qu'ils ont commises." (Ambrose Bierce)

L'aptitude de l'étudiant à faire un militant de tout acabit en dit long sur son impuissance. -Les filles enragées.

Les armes de la critique passent par la critique des armes

L'art est mort. Godard n'y pourra rien.

L'art est mort, libérons notre vie quotidienne.

L'art est mort, ne consommez pas son cadavre.

Attention : les arrivistes et les ambitieux peuvent se travestir en "socialards".

Attention les cons nous cernent. Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation, mais passons à la contestation du spectacle.

Autrefois, nous n'avions que le pavot. Aujourd'hui, le pavé.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

À vendre, veste en cuir spéciale manifestation, garantie anti-CRS, grande taille, prix 100 F

Baisez-vous les uns les autres sinon ils vous baiseront

Bannissons les applaudissements, le spectacle est partout.

La barricade ferme la rue mais ouvre la voie

Le bâton éduque l'indifférence

Les Beaux-arts sont fermés mais l'art révolutionnaire est né

Belle, peut-être pas, mais ô combien charmant. La vie contre la survie.

Le bleu restera gris tant qu'il n'aura pas été réinventé

Le bonheur est une idée neuve.

Un bon maître nous en aurons dès que chacun sera le sien

La bourgeoisie n'a pas d'autre plaisir que de les dégrader tous

Cache-toi, objet

Les cadences accélèrent, le chômage aussi

Camarades, 5 heures de sommeil sur 24 sont indispensables : nous comptons sur vous pour la révolution.

Camarades, si tout le peuple faisait comme nous...

Céder un peu c'est capituler beaucoup

Celui qui peut attribuer un chiffre à une (é)motion est un con

Ce n'est pas seulement la raison des millénaires qui éclate en nous, mais leur folie, il est dangereux d'être héritier

Centre d'intoxication civique : veautez !

C'est en arrêtant nos machines dans l'unité que nous démontrons leur faiblesse.

"C'est parce que la propriété existe qu'il y a des guerres, des émeutes et des injustices." (Saint Augustin)

Ceux qui ferment les portes à clé sont des froussards donc des ennemis

Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau.

Ceux qui parlent de révolution et de lutte des classes sans se référer à la réalité quotidienne parlent avec un cadavre dans la bouche

Changez la vie, donc transformez son mode d'emploi

Chassez le flic de votre tête.

Concours du prof le plus bête. Osez donc signer les sujets d'examen.

Consommez plus, vous vivrez moins

Construire une révolution, c'est aussi briser toutes les chaînes intérieures

Contestation. Mais con d'abord

C.R.S. qui visitez en civil, faites très attention à la marche en sortant

La culture c'est l'inversion de la vie

"Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font et ceux qui en profitent." (Napoléon)

Dans le décor spectaculaire, le regard ne rencontre que les choses et leur prix.

Dans les chemins que nul n'avait foulés, risque tes pas !

Dans les pensées que nul n'avait pensées, risque ta tête !

Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette

Déculottez vos phrases pour être à la hauteur des Sans-culottes

Défense de ne pas afficher

Désirer la réalité, c'est bien ! Réaliser ses désirs, c'est mieux

Dessous les pavés c'est la plage...

Dieu, je vous soupçonne d'être un intellectuel de gauche

Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend

L'économie est blessée, qu'elle crève !

Écrivez partout !

L'éducateur doit être lui-même éduqué

Élections pièges à cons

L'émancipation de l'homme sera totale ou ne sera pas

Enragez-vous

Êtes-vous des consommateurs ou bien des participants ?

Être libre en 1968, c'est participer.

Être réactionnaire c'est justifier et accepter la réforme sans y faire fleurir la subversion

Être riche c'est se contenter de sa pauvreté ?

Examens = servilité, promotion sociale, société hiérarchisée.

Explorons le hasard

Fais attention à tes oreilles, elles ont des murs

Un flic dort en chacun de nous, il faut le tuer

La forêt précède l'homme, le désert le suit.

Les frontières on s'en fout.

Les gens qui travaillent s'ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s'ennuient jamais

Godard : le plus con des Suisses pro-chinois !

L'homme n'est ni le bon sauvage de Rousseau, ni le pervers de l'église et de La Rochefoucauld. Il est violent quand on l'opprime, il est doux quand il est libre.

Un homme n'est pas stupide ou intelligent : il est libre ou il n'est pas

D'un homme, on peut faire un flic, une brique, un para, et l'on ne pourrait en faire un homme ?

L'humanité ne sera heureuse que quand le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste

L'humanité ne sera vraiment heureuse que lorsque le dernier des capitalistes aura été pendu avec les tripes du dernier des bureaucrates

Il est douloureux de subir les chefs, il est encore plus bête de les choisir.

Il est interdit d'interdire

"Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante."

Il n'est pas de pensées révolutionnaires. Il n'est que des actes révolutionnaires

Il n'y aura plus désormais que deux catégories d'hommes : les veaux et les révolutionnaires. En cas de mariage, ça fera des réveaulutionnaires.

Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n'empêcheront pas la venue du printemps ? L'imagination prend le maquis

L'imagination prend le pouvoir

L'insolence est la nouvelle arme révolutionnaire

Interdit d'interdire. La liberté commence par une interdiction : celle de nuire à la liberté d'autrui.

Inventez de nouvelles perversions sexuelles (je peux pus !)

J'aime pas écrire sur les murs.

J'ai quelque chose à dire mais je ne sais pas quoi

Je décrète l'état de bonheur permanent

J'emmerde la société et elle me le rends bien

Je ne suis au service de personne, le peuple se servira tout seul

Je ne suis au service de personne (pas même du peuple et encore moins de ses dirigeants) : le peuple se servira tout seul.

Je participe. Tu participes. Il participe. Nous participons. Vous participez. Ils profitent.

Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs

Je suis marxiste, tendance Groucho

Je suis venu, j'ai vu, j'ai cru

Jouissez sans entraves, vivez sans temps morts, baisez sans carotte

Liberté démocratique, égalité sociale, fraternité du peuple

Le mandarin est en vous

La marchandise, on la brûlera

Le masochisme aujourd'hui prend la forme du réformisme

La marchandise est l'opium du peuple.

Métro, boulot, dodo

Mettez un flic sous votre moteur

Millionnaires de tous les pays, unissez-vous, le vent tourne.

Les motions tuent l'émotion

Mutation lave plus blanc que révolution ou réformes

N'admettez plus d'être / immatriculés / fichés / opprimés / réquisitionnés / prêchés / recensés / traqués /

Ne changeons pas d'employeurs, changeons l'emploi de la vie

Ne dites plus : urbanisme, dites : police préventive

Ne me libère pas, je m'en charge

Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse. Ne comptons que sur nous-mêmes. Le socialisme sans la liberté, c'est la caserne.

Ne prenez plus l'ascenseur, prenez le pouvoir

Ni robot, ni esclave

Nous avons une gauche préhistorique

Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.

Nous refusons d'être H.L.M.isés, diplômés, recencés, endoctrinés, sarcellisés, sermonés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés.

Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons. Les enragés

Nous sommes le pouvoir

La nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi

Occupation des usines.

On achète ton bonheur, vole-le !

On n'efface pas la vérité (ni d'ailleurs le mensonge)

On ne revendique rien, on prend

On ne revendiquera rien, on ne demandera rien, on prendra, on occupera

Oubliez tout ce que vous avez appris. Commencez par rêver

La paresse est maintenant un crime, oui, mais en même temps un droit

Parlez à vos voisins (et à vos voisines, bordel !)

Participez au balayage. Il n'y a pas de bonnes ici

Pas de replâtrage, la structure est pourrie.

Le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui.

Paysan ! solidaire de tes fils ouvriers et étudiants

Plébicite : qu'on dise oui qu'on dise non, il fait de nous des cons.

Plus je fais l'amour, plus j'ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j'ai envie de faire l'amour

La poésie est dans la rue

La politique se passe dans la rue.

Pour mettre en question la société où l'on "vit", il faut d'abord être capable de se mettre en question soi-même.

Le pouvoir sur ta vie tu le tiens de toi-même

Prenons la révolution au sérieux, mais ne nous prenons pas au sérieux

Quand le dernier des sociologues aura été étranglé avec les tripes du dernier bureaucrate, aurons-nous encore des "problèmes" ?

Quand le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt (proverbe chinois)

Quand les gens s'aperçoivent qu'ils s'ennuient, ils cessent de s'ennuyer.

Que c'est triste d'aimer le fric.

Qui parle de l'amour détruit l'amour.

Regarde ton travail, le néant et la torture y participent Le rêve est réalité

La révolution cesse dès l'instant qu'il faut se sacrifier pour elle.

La révolution doit se faire dans les hommes avant de se faire dans les choses

Le rouge pour naître à Barcelone, le noir pour mourir (non, Ducon, pour vivre à Paris)

Seule la vérité est révolutionnaire.

Un seul week-end non révolutionnaire est infiniment plus sanglant qu'un mois de révolution permanente

Si vous pensez pour les autres, les autres penseront pour vous

Soyez réalistes, demandez l'impossible

Staliniens vos fils sont avec nous

Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l'autre siècle.

Vous avez voté : vivotez

Vous finirez tous par crever du confort

voir : http://cabanel.jennifer.free.fr/reserve_2/mai68.doc

16 mars 2008

Cette semaine, ça déménage!


Y'a des semaines comme ça où la pensée doit s'arrêter, où l'on regrette que les journées n'aient que 24 heures et où les nuits paraissent bien courtes. Entre la saison des conseils qui bat son plein et les activités de socialbilisation qui s'enchevêtrent j'ai comme la sensation que mes pieds ne touchent pas terre... J'ai tout de même trouvé le courage et le temps de redonner forme humaine à mon carré de jardin-terrasse caressant le secret espoir que les giboulées de mars m'épargneraient. Peine perdue! J'inaugurerai la saison des petits-déj' au grand air quand le temps sera plus clément.
Y'a des semainescomme ça où l'on se dit que la Vie prend un tour presque innatendu. Raymond a vendu son bistrot en un temps record. J'ai le sentiment de perdre un repère dans ma ville.
Mon poteau Jeannot vient de déménager. J'ai comme des envies de faire un grand ménage par le vide dans mon chez moi... J'aimerais que ce soit bientôt mon tour.



Sans doute le dernier concert auquel j'aurais assisté chez Raymond...


27 février 2008

D'un bord à l'autre -6-FIN

Et puis la neige, le soleil, la tempête, le patin,
le pâté chinois, le hockey, les bonnets de poils, les gens, ...


3 Mois plus tard, 9 étages plus bas




L'animal de compagnie de Capitaine après la remise des Oscars




Sur le Plateau




Activité hivernale avec couple de québécois peu typiques



Mystère et boule de Gomme

22 février 2008

D'un bord à l'autre -5-

Pourtant ça doit être bien joli Québec...

D'un bord à l'autre -4-

Au milieu de tout cela il y a tout de même eu quelque chose qui ressemblait à la vraie Vie.


D'abord, une rencontre impromptue et fort tardive avec Dédé Rocher qui oeuvrait à Québec un lendemain matin fort tôt pour Monseigneur Edgar. Je sortais d'une journée où, entre la fatigue accumulée et ma mauvaise humeur d'avoir dû honorer de ma présence une vitrine horripilante qui avait porté le coup de grâce au peu de bonne humeur qui me restait, je n'étais pas spécialement de bon poil lorsque j'ai remis le nez hors de l'hôtel à 1 heure du matin par presque -20C° !!! Mais comme le hasard fait parfois fort bien les choses, après nous être cogné le nez sur un bar où la serveuse, seule au bar, tentait inutilement d'absorber les décibels d'un guitariste follement électrifié, nous avons poussé la porte magique... Ouvrir une porte et découvrir un lieu où flotte, dans un incroyable nuage de fumée, l'odeur du cigare. Un bar où l'on peut fumer!!! J'ai eu pendant 2 heures l'impression d'accomplir un acte transgressif: FUMER DANS UN LIEU PUBLIC. Un wisky et un cigare plus tard j'ai enfin pu communier avec une poutine. Il manque parfois quelques heures dans une journée...


Ensuite, j'ai eu le plaisir de rencontrer en vrai celle dont je lis le cyber-carnet depuis son séjour au festival de Tadoussac au printemps dernier. C'est toujours étonnant de se retrouver dans des endroits maintes fois décrits. C'est donc dans le repère de S. et ses amies que j'ai pris une deuxième bouffée d'oxygène.

21 février 2008

D'un bord à l'autre -3-

Puisque l'on a jamais fini d'apprendre, j'ai appris la différence entre une logique de programmateur et une logique de directeur artistique(voir par là). Le Jury des Diffuseurs européens a opté pour la première option. Son Prix a été décerné à une jeune femme de l'Ontario avec à la clé une tournée de 12 dates en mars 2009 (France, Belgique, Suisse). Je ne vous dis pas à qui elle fait penser tout bon français qui la regarde et l'écoute. Si vous voulez vraiment vous marrer un coup c'est par là (le clou c'est à partir d'1min09)...

D'un bord à l'autre -2-

Québec - Matin 1 - 8ème étage




JOUR 4, 5, 6 et 7
Les journées se succèderont sur le même modèle... à peu de choses près. Les matinées dans l'hôtel avec rendez-vous au petit-déjeûner. Petit-déjeûner que l'on prend avant pour ne pas avoir la bouche pleine quand le rendez-vous arrive et surtout avoir eu le temps de se brosser les dents après avoir fumé sa clope dans la chambre en regardant la chaîne météo qui affiche du -15C° au compteur. Mais bon, -15C° c'est dehors... Les rendez-vous au déjeûner, la clope dans la chambre, la navette au pied de l'hôtel quand il y a des vitrines, le sous-sol/escalators/Palais des Congrès pour la Place du Marché puis navette quand les vitrines sont en fin de journée...


Québec - Matin 2 - 8ème étage


La Place du Marché, une immense salle où sont regroupés les producteurs, agents, compagnies (théâtre, danse, disque, ...etc) qui ont loué leur mètre linéaire afin de faire la promotion de leurs spectacles ou de leurs artistes. Ce n'est pas pour rien que l'on nomme ça LA BOURSE...


Les Vitrines qui se succèdent sans que jamais nous ne rencontrions les artistes autrement qu'en chaire et pas du tout en noce... Mis à part Nicolas Jules qui avait sans doute la chance d'être accueilli par la Bourse, nous n'avons croisé aucun d'entre eux au détour d'un couloir ou même d'un verre. D'où la nécessité d'être physionomiste et de pouvoir associer un artiste à son agent, son gérant ou son producteur...


Québec - Matin 3 - 8ème étage

16 février 2008

D'un bord à l'autre -1-

JOUR 1

Alerte à la valise oubliée à Roissy. Bien sur je suis sortie fumer une (dernière) clope juste devant la porte où un crétin a laissé traîner son bagage. Evacuation générale et bouclage du périmètre, pendant un quart de seconde (d'heure?) je me vois déjà louper mon vol, et ça me crispe de me dire que je me suis levée à 5 heures du mat' pour rien...
Une autre entrée pour le contrôle de police s'ouvre devant moi quelques minutes plus tard. Petite nouveauté: on doit enlever ses chaussures au portique, la prochaine fois je mets des chaussures sans lacets.
Chance! Dans l'avion je crêche près le la sortie de secours, place rêvée pour allonger ses quilles.

A l'arrivée je n'ai pas froid mais après 20 minutes de bus, mes premiers pas sur le trottoir qui longe la gare centrale me confirment que ma chaussure droite prend l'eau, que la slosh c'est vraiment une plaie, et que 6 mois à ce régime ça fini forcément par attaquer le moral des plus vaillants.
Chance! Il fait un grand et beau soleil sur tout cela et les cristaux de neige qui poudroient en scintillant dans l'air font oublier les rafales de vent qui te les font atterrir dans la tronche.

J'ai failli prendre une photo du cataclysme qui semblait s'être abattu sur ma chambre d'hôtel (pas prête à 15.30) mais j'ai dirigé mes pas vers mon chef, encore en rendez-vous à 10 minutes de là, dans le secret espoir de croiser une boutique de souliers étanches. En fait j'ai croisé Momo, on s'est fait un thé, je suis retourner dans ma chambre mettre des chaussettes sèches, archi-sèches. En fait j'aurais bien pris une douche avant notre premier rendez-vous avec la future stagiaire du festoche qui m'a conduit jusqu'ici.
Ce sera pour demain puisque nous enchaînons avec un souper dans le restaurant qui jouxte la salle où nous allons voir Magnolia en concert. Pas de bol pour personne, 8 spectateurs dans la salle, ça vire soirée privée, avec plaisir pour moi puisque déjà à l'écoute de l'album j'avais aimé, alors avec trois banjos pour de vrai c'est encore mieux. Demain c'est off...

JOUR 2
Rendez-vous au resto près de l'hôtel pour connaitre la différence entre les oeufs tournés et les oeufs pochés en compagnie d'une clique de programmateurs européens. Il fait toujours grand beau je rêve d'aller redécouvrir la ville dans son blanc manteau... Après 5 minutes de marche j'opte pour la solution saut-de-puce-en-métro-jusqu'à-mon-objectif, après tout je suis officiellement en vacances et les prochains jours seront bien assez sportifs comme ça. Et puis je trouve plus judicieux de m'éviter de monter les côtes enneigées vu que je pourrai me les payer dans le sens de la descente au retour.

Ma première visite sera donc pour l'Echange ce qui me donnera l'occasion de trimballer un sac plein de bouquins jusqu'à la fin de la journée! Pas grave le soleil brille et je parcours à nouveau avec grand plaisir l'avenue Mont-Royal enneigée. Je sais qu'au bout, en obliquant vers le sud, il y a un petit endroit sympa où je pourrai casser la croute et poser mon sac de livres...

-Chez Mamm'bolduc-

Le deuxième objectif sera de passer chez Ju et Guy (chou-blanc) et de prendre une photo (re-chou-blanc c'est trop haut). En cette fin d'après-midi ensoleillée je me prépare donc mentalement à un séjour un peu différent du dernier. Je ne sais pas pourquoi mais je me dis que cette fois-ci le travail sera au coeur de l'histoire et que j'avais bien fait de me prendre une bonne semaine en roue libre trois mois plus tôt.
Arrivée à l'hôtel mes doutes se confirment. Les suisses sont au comptoir avec une éminence. BigBoss et moi-même ne pouvons éviter l'apéro mais contournons habilement l'obstacle d'une soirée dans le Vieux Montréal.
Un souper et quelques coups de fils plus tard je tente de trouver le sommeil malgré la valse incessante des déneigeurs nocturnes...




JOUR 3
7h30, je fais partie des premières à débouler dans le resto où a lieu le déjeuner. En fait il y a d'autres "délégués internationaux" mais comme je ne les connais pas, je ne sais pas qu'ils font partie de la même brochette. Je me le fais donc en solo ce p'tit déj', la couenne au chaud près du radiateur soufflant en regardant le soleil s'éclater dans la rue. Pendant que je termine ma tasse de thé, ils arrivent par grappes de 2, 3 ou 4, ajoutant au fur et à mesure de petites tables pour former, au final, une grande tablée. Un sympa et une hypocrithe me saluent en passant. Je dois boucler ma valise, je m'casse, c'est ce que l'on doit appeler un certain manque de sociabilité...
25 minutes plus tard, les bagages sont dans la soute du bus qui doit tous nous acheminer à Québec. 3 heures de route en perspective. 3 heures sur un bandeau d'asphalte rectiligne qui traverse un paysage blanc et plat où parfois on aperçoit un ensemble maison-avec-galerie-grange-pick-up qui émerge de la poudreuse.
A l'arrivée, dépotage au Hilton où nos chambres ne nous attendent pas. Entreposage des bagages dans un salon moquetté. Dîner au resto de l'hôtel où j'oublie le pourboire. Retrait des accréditations, programme et autres précieux sésames qui nous seront nécessaires dans les jours à venir.

Des fois j'ai le temps de sortir fumer...


Les chambres ne sont pas prêtes. Sortir de l'hôtel (écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc.). Filer dare-dare pour rattraper tout le monde au Capitole où se tient la première réunion du Jury dont je vais suivre le travail pendant 4 jours. Sortir du Capitole pour retourner à l'hôtel (écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc.).


Des fois j'ai le temps de sortir fumer


Prendre ses bagages. Chambres pas prêtes. Rendez-vous dans 30 minutes. Entreposer ses bagages dans la chambres de quelqu'un d'autre. 8ème étage, toper la femme de chambre qui sort d'une chambre qu'elle vient de terminer. Appeler la réception. Se faire monter la clé, jeter les valoches et retourner au Capitole. Il n'est pas loin ce Capitole mais bon: écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc. Au Capitole, boire un verre de vin rouge qui ne donne pas envie d'en reprendre un autre (gloups c'est moi qui dit ça!!!) puis, dans un autre salon de réception où le repas d'accueil des délégués Internationnaux nous attend après un discours de circonstance, risettes et gambettes.
Nous sommes fin prêts pour grimper dans un bus qui nous mène jusqu'au théâtre du Petit Champlain où nous allons assiter à notre première vitrine. Davy Sicard a 40 minutes pour convaincre une salle de diffuseurs, journalistes, programmateurs, directeurs de labels, etc. Après la débilité de ces 12 dernières heures Davy Sicard c'est un pansement sur le coeur et ces 40 minutes me semblent bien courtes...
Pas de rappel, pas de p'tit coup au bar du Champlain. La navette nous attend direction L'Impérial, je ne sais où dans Québec. Pasc*l Lej*une et Sylv*e Paqu*tte ont 20 minutes pour nous convaincre. Chance! Nous n'aurions pas encaissé 40 minutes. Une petite mousse au bar, et une navette plus tard nous revoici au Capitole. Là, nous nous enfonçons dans les confortables banquettes vaincus par la fatigue et sans plus d'autres objectif que de pouvoir adopter une posture horizontale dans l'intimité de notre chambre... Mauvais timing pour Paul Héb*rt et Dust Po*ts. qui tentent de nous émouvoir en 2x20minutes...

13 février 2008

Vacances

La valise est presque prête, les contrôleurs aériens sont en grève, le mercure affiche -20C° en température ressentie à destination, l'emploi du temps sur place s'annonce dantesque... Ben je suis quand même contente et je compte bien en profiter.

10 février 2008

Déjà?

Parmi les signes qui ne trompent pas: les mimosas en fleur, les filles en jupes, les terrasses de bistrots qui se remplissent. Bien que le fond de l'air soit encore un peu frais on dirait bien que c'est déjà le printemps...

09 février 2008

Réveil

Ce soir, à l'insistante demande de ma môman,
je me suis rendue à l'officielle inauguration
du
grand théâtre de ma ville.
Au programme, une ministre sarkozyste,
quelques discours
et pleins de petits fours arrosés de Saumur Champigny.
Ce que je n'avais pas prévu c'était de converser quelques minutes avec Pierrick S*rin, après avoir été prise en photo par son assistant, puis (à l'instar de ma môman) intégrée dans son univers aquariophilique, de revoir C. , J. , F. , M. , J-P, et caetera.Finalement une bonne soirée qui s'est terminée
par un détour impromptu au concert des
Funky Bix.
Parfois la Vie nous réconcilie avec la Vie,
sans même qu'on lui ait demandé...

24 janvier 2008

Vive la Sociale

Il y a eu le départ définitif de S. qui nous a tous plombé ce début d'année, et c'est franchement rien de le dire...
Et puis encore une manif qui a pris des airs de marche funèbre. C'est bizarre mais plus ça va, plus ces regroupements me donnent une sensation de vide infini.


Bref, rien de très bandant pour marquer le début de l'année 08, si ce n'est de bien jolis voeux arrivés par La Poste. Encore un truc en voie d'extinction La Poste, et c'est bien dommage...

13 janvier 2008

Tschu


The Milk
envoyé par ptimael

12 janvier 2008

2ème round...

11 janvier 2008

Fausse alerte

(mais bonne année quand même)