JOUR 1
Alerte à la valise oubliée à Roissy. Bien sur je suis sortie fumer une (dernière) clope juste devant la porte où un crétin a laissé traîner son bagage. Evacuation générale et bouclage du périmètre, pendant un quart de seconde (d'heure?) je me vois déjà louper mon vol, et ça me crispe de me dire que je me suis levée à 5 heures du mat' pour rien...
Une autre entrée pour le contrôle de police s'ouvre devant moi quelques minutes plus tard. Petite nouveauté: on doit enlever ses chaussures au portique, la prochaine fois je mets des chaussures sans lacets.
Chance! Dans l'avion je crêche près le la sortie de secours, place rêvée pour allonger ses quilles.
A l'arrivée je n'ai pas froid mais après 20 minutes de bus, mes premiers pas sur le trottoir qui longe la gare centrale me confirment que ma chaussure droite prend l'eau, que la slosh c'est vraiment une plaie, et que 6 mois à ce régime ça fini forcément par attaquer le moral des plus vaillants.
Chance! Il fait un grand et beau soleil sur tout cela et les cristaux de neige qui poudroient en scintillant dans l'air font oublier les rafales de vent qui te les font atterrir dans la tronche.
J'ai failli prendre une photo du cataclysme qui semblait s'être abattu sur ma chambre d'hôtel (pas prête à 15.30) mais j'ai dirigé mes pas vers mon chef, encore en rendez-vous à 10 minutes de là, dans le secret espoir de croiser une boutique de souliers étanches. En fait j'ai croisé Momo, on s'est fait un thé, je suis retourner dans ma chambre mettre des chaussettes sèches, archi-sèches. En fait j'aurais bien pris une douche avant notre premier rendez-vous avec la future stagiaire du festoche qui m'a conduit jusqu'ici.
Ce sera pour demain puisque nous enchaînons avec un souper dans le restaurant qui jouxte la salle où nous allons voir Magnolia en concert. Pas de bol pour personne, 8 spectateurs dans la salle, ça vire soirée privée, avec plaisir pour moi puisque déjà à l'écoute de l'album j'avais aimé, alors avec trois banjos pour de vrai c'est encore mieux. Demain c'est off...
JOUR 2
Rendez-vous au resto près de l'hôtel pour connaitre la différence entre les oeufs tournés et les oeufs pochés en compagnie d'une clique de programmateurs européens. Il fait toujours grand beau je rêve d'aller redécouvrir la ville dans son blanc manteau... Après 5 minutes de marche j'opte pour la solution saut-de-puce-en-métro-jusqu'à-mon-objectif, après tout je suis officiellement en vacances et les prochains jours seront bien assez sportifs comme ça. Et puis je trouve plus judicieux de m'éviter de monter les côtes enneigées vu que je pourrai me les payer dans le sens de la descente au retour.
Ma première visite sera donc pour l'Echange ce qui me donnera l'occasion de trimballer un sac plein de bouquins jusqu'à la fin de la journée! Pas grave le soleil brille et je parcours à nouveau avec grand plaisir l'avenue Mont-Royal enneigée. Je sais qu'au bout, en obliquant vers le sud, il y a un petit endroit sympa où je pourrai casser la croute et poser mon sac de livres...
Une autre entrée pour le contrôle de police s'ouvre devant moi quelques minutes plus tard. Petite nouveauté: on doit enlever ses chaussures au portique, la prochaine fois je mets des chaussures sans lacets.
Chance! Dans l'avion je crêche près le la sortie de secours, place rêvée pour allonger ses quilles.
A l'arrivée je n'ai pas froid mais après 20 minutes de bus, mes premiers pas sur le trottoir qui longe la gare centrale me confirment que ma chaussure droite prend l'eau, que la slosh c'est vraiment une plaie, et que 6 mois à ce régime ça fini forcément par attaquer le moral des plus vaillants.
Chance! Il fait un grand et beau soleil sur tout cela et les cristaux de neige qui poudroient en scintillant dans l'air font oublier les rafales de vent qui te les font atterrir dans la tronche.
J'ai failli prendre une photo du cataclysme qui semblait s'être abattu sur ma chambre d'hôtel (pas prête à 15.30) mais j'ai dirigé mes pas vers mon chef, encore en rendez-vous à 10 minutes de là, dans le secret espoir de croiser une boutique de souliers étanches. En fait j'ai croisé Momo, on s'est fait un thé, je suis retourner dans ma chambre mettre des chaussettes sèches, archi-sèches. En fait j'aurais bien pris une douche avant notre premier rendez-vous avec la future stagiaire du festoche qui m'a conduit jusqu'ici.
Ce sera pour demain puisque nous enchaînons avec un souper dans le restaurant qui jouxte la salle où nous allons voir Magnolia en concert. Pas de bol pour personne, 8 spectateurs dans la salle, ça vire soirée privée, avec plaisir pour moi puisque déjà à l'écoute de l'album j'avais aimé, alors avec trois banjos pour de vrai c'est encore mieux. Demain c'est off...
JOUR 2
Rendez-vous au resto près de l'hôtel pour connaitre la différence entre les oeufs tournés et les oeufs pochés en compagnie d'une clique de programmateurs européens. Il fait toujours grand beau je rêve d'aller redécouvrir la ville dans son blanc manteau... Après 5 minutes de marche j'opte pour la solution saut-de-puce-en-métro-jusqu'à-mon-objectif, après tout je suis officiellement en vacances et les prochains jours seront bien assez sportifs comme ça. Et puis je trouve plus judicieux de m'éviter de monter les côtes enneigées vu que je pourrai me les payer dans le sens de la descente au retour.
Ma première visite sera donc pour l'Echange ce qui me donnera l'occasion de trimballer un sac plein de bouquins jusqu'à la fin de la journée! Pas grave le soleil brille et je parcours à nouveau avec grand plaisir l'avenue Mont-Royal enneigée. Je sais qu'au bout, en obliquant vers le sud, il y a un petit endroit sympa où je pourrai casser la croute et poser mon sac de livres...
Le deuxième objectif sera de passer chez Ju et Guy (chou-blanc) et de prendre une photo (re-chou-blanc c'est trop haut). En cette fin d'après-midi ensoleillée je me prépare donc mentalement à un séjour un peu différent du dernier. Je ne sais pas pourquoi mais je me dis que cette fois-ci le travail sera au coeur de l'histoire et que j'avais bien fait de me prendre une bonne semaine en roue libre trois mois plus tôt.
Arrivée à l'hôtel mes doutes se confirment. Les suisses sont au comptoir avec une éminence. BigBoss et moi-même ne pouvons éviter l'apéro mais contournons habilement l'obstacle d'une soirée dans le Vieux Montréal.
Un souper et quelques coups de fils plus tard je tente de trouver le sommeil malgré la valse incessante des déneigeurs nocturnes...
Arrivée à l'hôtel mes doutes se confirment. Les suisses sont au comptoir avec une éminence. BigBoss et moi-même ne pouvons éviter l'apéro mais contournons habilement l'obstacle d'une soirée dans le Vieux Montréal.
Un souper et quelques coups de fils plus tard je tente de trouver le sommeil malgré la valse incessante des déneigeurs nocturnes...
JOUR 3
7h30, je fais partie des premières à débouler dans le resto où a lieu le déjeuner. En fait il y a d'autres "délégués internationaux" mais comme je ne les connais pas, je ne sais pas qu'ils font partie de la même brochette. Je me le fais donc en solo ce p'tit déj', la couenne au chaud près du radiateur soufflant en regardant le soleil s'éclater dans la rue. Pendant que je termine ma tasse de thé, ils arrivent par grappes de 2, 3 ou 4, ajoutant au fur et à mesure de petites tables pour former, au final, une grande tablée. Un sympa et une hypocrithe me saluent en passant. Je dois boucler ma valise, je m'casse, c'est ce que l'on doit appeler un certain manque de sociabilité...
7h30, je fais partie des premières à débouler dans le resto où a lieu le déjeuner. En fait il y a d'autres "délégués internationaux" mais comme je ne les connais pas, je ne sais pas qu'ils font partie de la même brochette. Je me le fais donc en solo ce p'tit déj', la couenne au chaud près du radiateur soufflant en regardant le soleil s'éclater dans la rue. Pendant que je termine ma tasse de thé, ils arrivent par grappes de 2, 3 ou 4, ajoutant au fur et à mesure de petites tables pour former, au final, une grande tablée. Un sympa et une hypocrithe me saluent en passant. Je dois boucler ma valise, je m'casse, c'est ce que l'on doit appeler un certain manque de sociabilité...
25 minutes plus tard, les bagages sont dans la soute du bus qui doit tous nous acheminer à Québec. 3 heures de route en perspective. 3 heures sur un bandeau d'asphalte rectiligne qui traverse un paysage blanc et plat où parfois on aperçoit un ensemble maison-avec-galerie-grange-pick-up qui émerge de la poudreuse.
A l'arrivée, dépotage au Hilton où nos chambres ne nous attendent pas. Entreposage des bagages dans un salon moquetté. Dîner au resto de l'hôtel où j'oublie le pourboire. Retrait des accréditations, programme et autres précieux sésames qui nous seront nécessaires dans les jours à venir.
Des fois j'ai le temps de sortir fumer...Les chambres ne sont pas prêtes. Sortir de l'hôtel (écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc.). Filer dare-dare pour rattraper tout le monde au Capitole où se tient la première réunion du Jury dont je vais suivre le travail pendant 4 jours. Sortir du Capitole pour retourner à l'hôtel (écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc.).
Des fois j'ai le temps de sortir fumer Prendre ses bagages. Chambres pas prêtes. Rendez-vous dans 30 minutes. Entreposer ses bagages dans la chambres de quelqu'un d'autre. 8ème étage, toper la femme de chambre qui sort d'une chambre qu'elle vient de terminer. Appeler la réception. Se faire monter la clé, jeter les valoches et retourner au Capitole. Il n'est pas loin ce Capitole mais bon: écharpe, bonnet, gants, doudoune, ...etc. Au Capitole, boire un verre de vin rouge qui ne donne pas envie d'en reprendre un autre (gloups c'est moi qui dit ça!!!) puis, dans un autre salon de réception où le repas d'accueil des délégués Internationnaux nous attend après un discours de circonstance, risettes et gambettes.
Nous sommes fin prêts pour grimper dans un bus qui nous mène jusqu'au théâtre du Petit Champlain où nous allons assiter à notre première vitrine. Davy Sicard a 40 minutes pour convaincre une salle de diffuseurs, journalistes, programmateurs, directeurs de labels, etc. Après la débilité de ces 12 dernières heures Davy Sicard c'est un pansement sur le coeur et ces 40 minutes me semblent bien courtes...
Pas de rappel, pas de p'tit coup au bar du Champlain. La navette nous attend direction L'Impérial, je ne sais où dans Québec. Pasc*l Lej*une et Sylv*e Paqu*tte ont 20 minutes pour nous convaincre. Chance! Nous n'aurions pas encaissé 40 minutes. Une petite mousse au bar, et une navette plus tard nous revoici au Capitole. Là, nous nous enfonçons dans les confortables banquettes vaincus par la fatigue et sans plus d'autres objectif que de pouvoir adopter une posture horizontale dans l'intimité de notre chambre... Mauvais timing pour Paul Héb*rt et Dust Po*ts. qui tentent de nous émouvoir en 2x20minutes...
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