Il ne faudrait jamais écrire un billet en plein "jet lag". Hier soir, en me couchant à une heure civilisée pour la France mais encore incongrue pour ma nouvelle horloge interne, la station de métro Mont-Royal a surgit devant mes yeux a demi clos. Puis se sont enchaînés les coins Mont-royal/De Lorimier, Saint-Laurent/Ontario, Fairmount/Hutchison...
Pourtant, en quittant Montréal 15 heures plus tôt, j'étais assez étonnée de n'être ni triste, ni pressée de partir. Peut-être l'assurance inconsciente d'y retourner sous peu... qui sait ?
Pendant ces deux semaines j'ai vu des murs de briques, de la pierre grise, des néons multicolores, des rues rectilignes bordées de maisons basses, des écureuils peu farouches, des feuilles d'érables et des fleurs de lys, des portes d'ascenseurs dignes des films hollywoodiens des années 50, des buildings qui fument, j'ai bien compris maintenant pourquoi Charlebois parlait de rues qui n'en finissent pas et que les anglais sont encore et toujours là.
J'ai partagé avec bonheur quelques coupes de vin rouge argentin, quelques verres de bière locale, et quelques bons expresso avec des êtres familiers. J'ai croisé avec plaisir une déferlante de musiciens "québecois" plus ou moins régulièrement expatriés dans les landes françaises ces dix dernières années. En arrivant à Paris j'ai trouvé que l'urbanisme était tout croche, que les gens étaient vraiment des sales cons de me foncer dedans, que la rue étaient bruyante et agitée et qu'il n'y avait pas beaucoup d'arbres...
Pendant ces deux semaines j'ai vu des murs de briques, de la pierre grise, des néons multicolores, des rues rectilignes bordées de maisons basses, des écureuils peu farouches, des feuilles d'érables et des fleurs de lys, des portes d'ascenseurs dignes des films hollywoodiens des années 50, des buildings qui fument, j'ai bien compris maintenant pourquoi Charlebois parlait de rues qui n'en finissent pas et que les anglais sont encore et toujours là.J'ai partagé avec bonheur quelques coupes de vin rouge argentin, quelques verres de bière locale, et quelques bons expresso avec des êtres familiers. J'ai croisé avec plaisir une déferlante de musiciens "québecois" plus ou moins régulièrement expatriés dans les landes françaises ces dix dernières années. En arrivant à Paris j'ai trouvé que l'urbanisme était tout croche, que les gens étaient vraiment des sales cons de me foncer dedans, que la rue étaient bruyante et agitée et qu'il n'y avait pas beaucoup d'arbres...
Paradoxalement je n'ai pas réussi à réellement prendre d'images pendant mon séjour.
C'est une évidence qui s'est imposée dès les premières heures mais le pourquoi reste inconnu. Alors j'ai marché, beaucoup la première semaine, marché d'Est en Ouest et retour, histoire d'appréhender les frontières entre les quartiers anglophones et francophones, histoire aussi de savoir où j'étais. Pas de doute possible, le zonage est bien une invention nord-américaine, le croissant fourré au fromage et à l'oeuf pour le petit-déjeuner aussi (miam, miam, miam). Tout ces kilomètres avalés avaient aussi sans doute pour but de compenser la relative sédentarité de la deuxième partie du séjour. Un deuxième round qui ressemblait plus à un professionnel stage d'observation qu'à une douce villégiature. Je suis passée du rez-de-chaussée au 15ème étage, du quartier des "artistes" à celui des affaires sans sas de décompression... J'avais un peu la sensation de quitter le ventre de "Grosse Douceur" pour me retrouver dans la Jungle.
C'est une évidence qui s'est imposée dès les premières heures mais le pourquoi reste inconnu. Alors j'ai marché, beaucoup la première semaine, marché d'Est en Ouest et retour, histoire d'appréhender les frontières entre les quartiers anglophones et francophones, histoire aussi de savoir où j'étais. Pas de doute possible, le zonage est bien une invention nord-américaine, le croissant fourré au fromage et à l'oeuf pour le petit-déjeuner aussi (miam, miam, miam). Tout ces kilomètres avalés avaient aussi sans doute pour but de compenser la relative sédentarité de la deuxième partie du séjour. Un deuxième round qui ressemblait plus à un professionnel stage d'observation qu'à une douce villégiature. Je suis passée du rez-de-chaussée au 15ème étage, du quartier des "artistes" à celui des affaires sans sas de décompression... J'avais un peu la sensation de quitter le ventre de "Grosse Douceur" pour me retrouver dans la Jungle.A Roissy, en sortant du Beau Boeing 777 qui me ramenait de Montréal, j'ai croisé les passagers du vol suivant qui attendaient pour embarquer. Un instant je me suis imaginée reprendre tout de suite l'avion pour repartir d'où je venais... Il ne reste plus qu'à secouer tout ça, laisser décanter, digérer et envisager l'avenir avec sérénité. Pour l'instant la machine à laver tourne à plein régime et mon frigo est toujours vide. Il ne faudrait jamais écrire un billet en plein "jet lag".




2 commentaires:
You're comme back?
Welcome!!
C'est malin, tu as loupé la rentrée!!
Yes! Je suis "comme" de retour...
Moi la rentrée c'est lundi :)
Et toi ?
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