Depuis quelques jours j'ai lavé beaucoup, beaucoup,... beaucoup trop de linge. Le poux devient très vite un TOC horriblement compliqué. Mais je ne vais pas vous la refaire, vous verrez bien quand vous en aurez. J'en viens à me dire qu'enfant c'est sans doute plus "vivable", la mythologie du pouilleux n'est peut-être pas encore consciemment élaborée et somme toute c'est môman qui est censée laver le linge "sale". Bref, je lave. Et cette grande entreprise de désinfection va sans doute s'étendre à certaines de mes relations. En attendant je me suis rendue de bonne heure et de relative bonne humeur au rendez-vous prévu avec ma Gourou Guérisseuse dans la ville des P'tits LU. Mon plus cadeau de la journée, ma petite fenêtre de plaisir me fut offerte à la sortie de cette entrevue. Le Grand et Beau soleil qui depuis quelques jours inonde ma belle région (et fait sécher le linge à l'air libre en un temps record) s'est invité à ma table pour un déjeuner (dîner pour Sonya [;)]). Déjeuner somme toute quelconque mais ce fut le premier de l'année en terrasse ! C'est agréable la Vie comme ça: mouvement, chaleur et douceur.
Et ce déjeuner je l'ai d'autant plus apprécié que le deuxième rendez-vous prévu pour ma grand-mère avec son hématologue avait lieu trois heures plus tard. Juste le temps de rentrer et de rejoindre le petit bâtiment niché dans le dédale du Centre Hospitalier Universitaire. Je ne sais pas encore pourquoi mais ce rendez-vous m'a déprimée. Comme si on m'annonçait que la mort était là, toute prête à opérer mais qu'elle était encore indécise sur le temps qu'allait durer le supplice. Dix ans ? Quinze ans ? Plus ? Moins ? Alors, pour que l'attente soit la plus agréable possible, une petite piqûre d'E.P.O par semaine et rien ne rentrera dans l'ordre. Drôle de bilan. Je crois que la meilleure mort qui soit est finalement celle qui a lieu chez soi, dans la douce chaleur de son lit. Après tout cela, les efforts de Martial Di Fonzo Bo pour me transmettre la folle philosophie de Copi sur la Nature Humaine m'ont laissée, entre deux rires et sourires, un étrange sentiment d'incompréhension.
A l'entracte je me suis levée pour aller fumer une cigarette. Malgré ma ferme intention de réintégrer ma place après les vingt minutes octroyées, mon désir de retrouver ma maison s'est fait plus pressant que je ne l'aurais imaginé. Et puis ma tête me grattait tellement... A part ça Lucie Aubrac est morte hier soir.
Et ce déjeuner je l'ai d'autant plus apprécié que le deuxième rendez-vous prévu pour ma grand-mère avec son hématologue avait lieu trois heures plus tard. Juste le temps de rentrer et de rejoindre le petit bâtiment niché dans le dédale du Centre Hospitalier Universitaire. Je ne sais pas encore pourquoi mais ce rendez-vous m'a déprimée. Comme si on m'annonçait que la mort était là, toute prête à opérer mais qu'elle était encore indécise sur le temps qu'allait durer le supplice. Dix ans ? Quinze ans ? Plus ? Moins ? Alors, pour que l'attente soit la plus agréable possible, une petite piqûre d'E.P.O par semaine et rien ne rentrera dans l'ordre. Drôle de bilan. Je crois que la meilleure mort qui soit est finalement celle qui a lieu chez soi, dans la douce chaleur de son lit. Après tout cela, les efforts de Martial Di Fonzo Bo pour me transmettre la folle philosophie de Copi sur la Nature Humaine m'ont laissée, entre deux rires et sourires, un étrange sentiment d'incompréhension.
A l'entracte je me suis levée pour aller fumer une cigarette. Malgré ma ferme intention de réintégrer ma place après les vingt minutes octroyées, mon désir de retrouver ma maison s'est fait plus pressant que je ne l'aurais imaginé. Et puis ma tête me grattait tellement... A part ça Lucie Aubrac est morte hier soir."Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent."
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