LE MYÉLOGRAMMEDÉFINITION :
Ponction qui peut se faire au niveau du sternum ( au niveau du manubrium sternal, sur la ligne médiane, au premier espace intercostal ) ou à l’épine iliaque supérieure chez les enfants ou en cas de contre-indications pour la zone sternale, permettant d’extraire de la moelle osseuse afin d’ analyser quantitativement et qualitativement la nature et le pourcentage des différentes lignées cellulaires qui constituent le tissu hématopoïétique (c’est à dire la moelle rouge ).
BUT ET PRINCIPE :
Les précurseurs des éléments cellulaires sanguins se forment dans la moelle osseuse. Le myélogramme consiste à analyser la morphologie et l’équilibre des différentes cellules présentes dans cette moelle rouge. Il est réalisé en principe à la suite d’un hémogramme ayant mis en évidence des perturbations cellulaires. Il permet d’apprécier quantitativement et qualitativement les précurseurs des différents lignées:
=> les érythroblastes : précurseurs des globules rouges.
=> les précurseurs de globules blancs polynucléaires lymphocytes et monocytes.
=> les mégacaryocytes : précurseurs des plaquettes sanguines.
Et éventuellement de mettre en évidence des cellules anormales ( métastases et blastes ).
Toutes les hémopathies d’origines centrales peuvent être ainsi appréhendées.
INDICATIONS :
Elles sont assez précises, recouvrant toutes les suspicions d’affections hématologiques.
Par exemples :
=> anémies mégalocytaires ( hyper chromes : c’est une augmentation localisée ou étendue de la pigmentation normale de la peau ).
=> leucocytoses et leucopénies.
=> cellules anormales dans le sang.
=> splénomégalie, adénopathie, fièvre inexpliquée et prolongée.
=> maladie de Waldestrôm ( maladie lymphoproliférative progressive ).
=> myélome ( tumeur maligne ).
=> pancytopénie ( baisse des globules blancs, des plaquettes et des globules rouges dans le sang circulant ), arégénérative sans cause évidente.
=> diagnostic de leucémie.
=> exploration d’une thrombopénie ou d’une granulopénie.
CONTRE INDICATIONS :
Relative à la ponction en zone sternale :
- opération cardiaque.
- radiothérapie qui fragilise la zone sternale.
- les enfants et les bébés.
Absolue :
- trouble de l’hémostase
LIEU DE L’EXAMEN :
Elle se fait soit dans la chambre du patient ou en salle d’examen.
INCIDENTS ET ACCIDENTS :
Il peut y avoir :
=> un traumatisme thoracique qui est rare.
=> chez les personnes présentant des fibroses médullaires importantes, l’aspiration de la moelle est très difficile, voire impossible. Dans ce cas on appelle la ponction: “ponction blanche”.
PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES:
- un bilan hémostatique est réalisé et un arrêt des traitements par anticoagulant ou par antivitamines K (AVK ) est a mettre en place 48h00 à 72h00 avant.
Dans le bilan il y aura : le groupe sanguin, les RAI, le rhésus, pour palier au risque hémorragique que comporte cet examen.
- un hémogramme est effectué.
- demander au patient si il n’a pas d’allergie connue aux antiseptiques ou anesthésiques locaux.
- prendre la tension artérielle, les pulsations, et la température avant et après l’examen.
- planifier l’examen: au planning mural, dans le dossier de soins infirmier, que le médecin soit prévenu.
- la toilette doit être faite.
- l’examen ne nécessite pas que le patient soit à jeun.
- dans la zone ponction en zone iliaque il y aura une prémédication à donner quelques heures avant au patient.
DÉROULEMENT :
Préalable au soin :
Préparation du matériel :
=> antiseptique cutané ( protocole : Bétadine Scrub, eau stérile, Bétadine antiseptique ).
=> compresses stériles pour le pansement compressif qui se fera après la ponction.
=> adhésif pour le pansement.
=> rasoir pour un rasage si nécessaire.
=> anesthésique locale avec son aiguille et sa seringue.
=> gant stériles à la taille du médecin.
=> champs stérile troué.
=> une casaque stérile pour le médecin.
=> trocart de Mallarmé avec une seringue adaptable de 20ml.
=> lames de verre dégraissées à l’RC dissolvant ( nom générique de l’éther ) et étiquetées au nom du patient.
=> haricot et container pour récolter les aiguilles et le matériel souillés.
Avant :
Préparation du patient :
- préparation psychologique : Sachant que la ponction n’est pas volontiers acceptée, le personnel infirmier a là un rôle important à jouer sur le plan psychologique en expliquant que l’acte n’est pas dangereux et que les renseignements fournis sont indispensables au diagnostic et au traitement.
Lui expliquer également que l’acte dure environ 15mn et qu’il est toutefois douloureux lors de l’aspiration.
- le raser si nécessaire .
- lui faire une asepsie de la peau large et avec le protocole +Bétadine Scrub +Eau stérile +Bétadine antiseptique.
- lui prendre la TA, pulsations et la température avant la ponction.
Pendant :
- si c’est un enfant être à plusieurs pour le maintenir.
- le patient doit être installé en position décubitus dorsal si ponction sternale. Si la ponction se fait en iliaque postérieure installer une planche de bois sous le matelas pour qu’il y ai un plan dur sous le patient. Et celui-ci doit être en décubitus ventral ou latéral.
- le médecin fait un lavage simple des mains.
- il est procédé au repérage de la zone de ponction au niveau du manubrium sternal, sur la ligne médiane, au niveau du premier intercostal.
- le médecin injecte l’anesthésique local et attend environ un quart d’heure pour que l’anesthésique fasse effet
- puis lavage antiseptique, casaque et gants stériles.
- la ponction proprement dite est réalisée à l’aide du trocart de Mallarmé qui perce les tissus mous puis la corticale osseuse sous jacente avant de se retrouver dans la moelle rouge où le médecin après avoir retiré le mandrin, effectue l’aspiration médullaire lente grâce à une seringue de 20ml.
- pendant la ponction surveiller si le patient se sent bien et repérer les mimiques qu’il pourrait faire pour exprimer une quelconque douleur ou un malaise. C’est pourquoi pendant l’examen il sera utile de prendre la tension artérielle du malade et sa fréquence cardiaque ainsi que sa température. Ne pas oublier de lui parler pour atténuer les sensations de douleur.
- lors du retrait du trocart, une compression du point de ponction est alors effectuer à l’aide des compresses stériles et du sparadrap spécial utilisé pour les pansements compressifs. Ce pansement sera surveillé de très prés. En effet l’infirmière surveille l’aspect du pansement afin de détecter tout saignement anormal, elle le renouvelle si besoin.
- le produit de l’aspiration médullaire est immédiatement étalé sur des lames de verre au préalable dégraissées à RC dissolvant ( nom générique de l’éther ) et séchées par agitation.
Pour réaliser ce que l’on appelle un “ frottis cellulaire”:
=> On met une goutte du produit à l’une des extrémités d’une des deux lames.
=> On rapproche obliquement la deuxième lame sur cette goutte et on la fait glisser toujours obliquement vers l’autre extrémité de la première lame.
=> Ensuite on laisse tomber doucement la deuxième lame sur la première en faisant attention de ne pas y laisser de bulle d’air sur le frottis.
- les lames sont identifiées avant le frottis au nom du malade et elles sont acheminées vers le laboratoire de cytologie dans des délais rapides => moins de 24h00.
L’infirmière doit s’assurer que les prélèvements soient bien acheminés rapidement au laboratoire et en toute sécurité en raison de la difficulté de reproduction de l’examen.
- le matériel servant à la ponction est éliminé dans un container au fur et à mesure de l’examen.
- le patient aura le droit de se lever au bout de quelques heures avec la présence de l’infirmière pour éviter qu’il soit seul au cas où il aurait un malaise vagal. De ce fait après l’examen on lui reprendra sa tension artérielle, sa fréquence cardiaque et sa température.
- ensuite on verra avec le médecin pour la reprise des traitements par anticoagulant et par AVK.
RÉSULTATS :
On y apprécie :
=> la richesse cellulaire de la moelle osseuse ( qu’elle soit blanche, déserte, pauvre, moyenne, ou riche ).
=> la proportion des différentes lignées cellulaires.
=> l’équilibre des différents stades de maturation au sein d’une même lignée cellulaire,c’est à dire des cellules les plus jeunes ( se sont les moins nombreuses ) aux cellules les matures ( se sont les plus nombreuse ).
=> la présence des cellules étrangères à la moelle.
=> la présences de cellules blastiques en proportion importante dans les leucémies aigues.
=> la distinction entre l’origine centrale ( médullaire )d’une insuffisance cellulaire ou périphérique ( sang circulant ).
Une moelle normale est facile à prélever, riche, sans de cellules étrangères au tissu hématopoïétique. Elle montre une répartition harmonieuse des différents stades de maturations des cellules de la lignée blanche avec un aspect dit en pyramide, c’est à dire peu de cellules jeunes, et d’autant plus de cellules matures au fur et à mesure de la différentiation.
On observe en outre, la présence de mégacaryocytes ( précurseurs des plaquettes sanguines ) d’allure non dysmorphique.
On peut profiter du prélèvement de la moelle pour réaliser d’autre examens selon la pathologie en cause: étude des chromosomes par un caryotype, recherche de bacilles de Khoch par myéloculture, etc...
LES RÉSULTAS NORMAUX :
Cellules mères : ( des séries rouges et blanches )
=> Hémohistioblaste - Hémocytoblastes 0 à 3%
Lignée érythrocytaire : 10 à 30%
=> Proérythroblastes 0 à 2%
=> Érythroblastes basophiles 0 à 4%
polychromatophiles 2 à 12%
acidophiles 5 à 15%
Lignée leucocytaire :
=> lignée myéloïdes ou granuleuse :
- Myéloblastes 0 à 1%
- Promyélocytes 2 à 6%
- Myélocytes neutrophiles 8 à 25% éosinophiles 0 à 4% basophiles 0 à 1%
- Métamyélocytes neutrophiles 5 à 20%
éosinophiles 0 à 5%
basophiles 0 à 2%
- Polynucléaire neutrophiles 10 à 30%
éosinophiles 0 à 2%
basophiles 0 à 1%
=> lignée lymphoïde :
- Lymphoblaste 0
- Lymphocytes 8 à 12%
=> Lignée monocytaire :
- Monocytes 1 à 3%
- Plasmocytes 0 à 3%
- Histiocytes 0 à 1%
Lignée mégacaryocytaires :
=> mégacaryocytes rare
VARIATIONS PATHOLOGIQUES:
Les perturbations du myélogramme précédent ceux de l’hémogramme ou souvent parfois même isolée; aussi, dans bien des cas, l’examen de la moelle est plus instructif que l’examen du sang.
Modification qualitative : ( présence de cellules anormales )
- mégaloblastes=> maladie de Biermer.
-leucoblastes=> leucémie aiguë.
- cellules métastatiques.
- cellules de Steinberg=> maladie de Hodgkin.
- présence de parasite=> Leishmania.
Modification qualitative :
=> moelle pauvre :
- globalement ( moelle désertique ): pancytopènie ( diminution des éléments figurés du sang ), aplasie médullaire, aleucie hémorragique.
- en érythroblastes : anémie aplasique ou hypoplasiques.
- en granulocytes : agranulocytoses.
- en mégacaryocytes: leucose, myélome.
=>moelle riche :
- globalement : anémie post hémorragique.
- en érythroblastes: est le signe d’une hyperplasie réactionnelle de la moelle au cours d’anémie ou de polyglobulie ( maladie de Vasquez )ou témoigne d’un trouble de l’ hématopoïèse ( métastases cancéreuse médullaire ), ou fait la preuve d’une érythroblastoses aiguë.
- En éléments granuleux=> leucémie myéloïde.
- en éléments de la série lymphoïde : leucémie, lymphoïde.
- en élément,ts de la série monocytaire=> leucémie à monocytes.
- en plasmocytes : myélome
Les précurseurs des éléments cellulaires sanguins se forment dans la moelle osseuse. Le myélogramme consiste à analyser la morphologie et l’équilibre des différentes cellules présentes dans cette moelle rouge. Il est réalisé en principe à la suite d’un hémogramme ayant mis en évidence des perturbations cellulaires. Il permet d’apprécier quantitativement et qualitativement les précurseurs des différents lignées:
=> les érythroblastes : précurseurs des globules rouges.
=> les précurseurs de globules blancs polynucléaires lymphocytes et monocytes.
=> les mégacaryocytes : précurseurs des plaquettes sanguines.
Et éventuellement de mettre en évidence des cellules anormales ( métastases et blastes ).
Toutes les hémopathies d’origines centrales peuvent être ainsi appréhendées.
INDICATIONS :
Elles sont assez précises, recouvrant toutes les suspicions d’affections hématologiques.
Par exemples :
=> anémies mégalocytaires ( hyper chromes : c’est une augmentation localisée ou étendue de la pigmentation normale de la peau ).
=> leucocytoses et leucopénies.
=> cellules anormales dans le sang.
=> splénomégalie, adénopathie, fièvre inexpliquée et prolongée.
=> maladie de Waldestrôm ( maladie lymphoproliférative progressive ).
=> myélome ( tumeur maligne ).
=> pancytopénie ( baisse des globules blancs, des plaquettes et des globules rouges dans le sang circulant ), arégénérative sans cause évidente.
=> diagnostic de leucémie.
=> exploration d’une thrombopénie ou d’une granulopénie.
CONTRE INDICATIONS :
Relative à la ponction en zone sternale :
- opération cardiaque.
- radiothérapie qui fragilise la zone sternale.
- les enfants et les bébés.
Absolue :
- trouble de l’hémostase
LIEU DE L’EXAMEN :
Elle se fait soit dans la chambre du patient ou en salle d’examen.
INCIDENTS ET ACCIDENTS :
Il peut y avoir :
=> un traumatisme thoracique qui est rare.
=> chez les personnes présentant des fibroses médullaires importantes, l’aspiration de la moelle est très difficile, voire impossible. Dans ce cas on appelle la ponction: “ponction blanche”.
PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES:
- un bilan hémostatique est réalisé et un arrêt des traitements par anticoagulant ou par antivitamines K (AVK ) est a mettre en place 48h00 à 72h00 avant.
Dans le bilan il y aura : le groupe sanguin, les RAI, le rhésus, pour palier au risque hémorragique que comporte cet examen.
- un hémogramme est effectué.
- demander au patient si il n’a pas d’allergie connue aux antiseptiques ou anesthésiques locaux.
- prendre la tension artérielle, les pulsations, et la température avant et après l’examen.
- planifier l’examen: au planning mural, dans le dossier de soins infirmier, que le médecin soit prévenu.
- la toilette doit être faite.
- l’examen ne nécessite pas que le patient soit à jeun.
- dans la zone ponction en zone iliaque il y aura une prémédication à donner quelques heures avant au patient.
DÉROULEMENT :
Préalable au soin :
Préparation du matériel :
=> antiseptique cutané ( protocole : Bétadine Scrub, eau stérile, Bétadine antiseptique ).
=> compresses stériles pour le pansement compressif qui se fera après la ponction.
=> adhésif pour le pansement.
=> rasoir pour un rasage si nécessaire.
=> anesthésique locale avec son aiguille et sa seringue.
=> gant stériles à la taille du médecin.
=> champs stérile troué.
=> une casaque stérile pour le médecin.
=> trocart de Mallarmé avec une seringue adaptable de 20ml.
=> lames de verre dégraissées à l’RC dissolvant ( nom générique de l’éther ) et étiquetées au nom du patient.
=> haricot et container pour récolter les aiguilles et le matériel souillés.
Avant :
Préparation du patient :
- préparation psychologique : Sachant que la ponction n’est pas volontiers acceptée, le personnel infirmier a là un rôle important à jouer sur le plan psychologique en expliquant que l’acte n’est pas dangereux et que les renseignements fournis sont indispensables au diagnostic et au traitement.
Lui expliquer également que l’acte dure environ 15mn et qu’il est toutefois douloureux lors de l’aspiration.
- le raser si nécessaire .
- lui faire une asepsie de la peau large et avec le protocole +Bétadine Scrub +Eau stérile +Bétadine antiseptique.
- lui prendre la TA, pulsations et la température avant la ponction.
Pendant :
- si c’est un enfant être à plusieurs pour le maintenir.
- le patient doit être installé en position décubitus dorsal si ponction sternale. Si la ponction se fait en iliaque postérieure installer une planche de bois sous le matelas pour qu’il y ai un plan dur sous le patient. Et celui-ci doit être en décubitus ventral ou latéral.
- le médecin fait un lavage simple des mains.
- il est procédé au repérage de la zone de ponction au niveau du manubrium sternal, sur la ligne médiane, au niveau du premier intercostal.
- le médecin injecte l’anesthésique local et attend environ un quart d’heure pour que l’anesthésique fasse effet
- puis lavage antiseptique, casaque et gants stériles.
- la ponction proprement dite est réalisée à l’aide du trocart de Mallarmé qui perce les tissus mous puis la corticale osseuse sous jacente avant de se retrouver dans la moelle rouge où le médecin après avoir retiré le mandrin, effectue l’aspiration médullaire lente grâce à une seringue de 20ml.
- pendant la ponction surveiller si le patient se sent bien et repérer les mimiques qu’il pourrait faire pour exprimer une quelconque douleur ou un malaise. C’est pourquoi pendant l’examen il sera utile de prendre la tension artérielle du malade et sa fréquence cardiaque ainsi que sa température. Ne pas oublier de lui parler pour atténuer les sensations de douleur.
- lors du retrait du trocart, une compression du point de ponction est alors effectuer à l’aide des compresses stériles et du sparadrap spécial utilisé pour les pansements compressifs. Ce pansement sera surveillé de très prés. En effet l’infirmière surveille l’aspect du pansement afin de détecter tout saignement anormal, elle le renouvelle si besoin.
- le produit de l’aspiration médullaire est immédiatement étalé sur des lames de verre au préalable dégraissées à RC dissolvant ( nom générique de l’éther ) et séchées par agitation.
Pour réaliser ce que l’on appelle un “ frottis cellulaire”:
=> On met une goutte du produit à l’une des extrémités d’une des deux lames.
=> On rapproche obliquement la deuxième lame sur cette goutte et on la fait glisser toujours obliquement vers l’autre extrémité de la première lame.
=> Ensuite on laisse tomber doucement la deuxième lame sur la première en faisant attention de ne pas y laisser de bulle d’air sur le frottis.
- les lames sont identifiées avant le frottis au nom du malade et elles sont acheminées vers le laboratoire de cytologie dans des délais rapides => moins de 24h00.
L’infirmière doit s’assurer que les prélèvements soient bien acheminés rapidement au laboratoire et en toute sécurité en raison de la difficulté de reproduction de l’examen.
- le matériel servant à la ponction est éliminé dans un container au fur et à mesure de l’examen.
- le patient aura le droit de se lever au bout de quelques heures avec la présence de l’infirmière pour éviter qu’il soit seul au cas où il aurait un malaise vagal. De ce fait après l’examen on lui reprendra sa tension artérielle, sa fréquence cardiaque et sa température.
- ensuite on verra avec le médecin pour la reprise des traitements par anticoagulant et par AVK.
RÉSULTATS :
On y apprécie :
=> la richesse cellulaire de la moelle osseuse ( qu’elle soit blanche, déserte, pauvre, moyenne, ou riche ).
=> la proportion des différentes lignées cellulaires.
=> l’équilibre des différents stades de maturation au sein d’une même lignée cellulaire,c’est à dire des cellules les plus jeunes ( se sont les moins nombreuses ) aux cellules les matures ( se sont les plus nombreuse ).
=> la présence des cellules étrangères à la moelle.
=> la présences de cellules blastiques en proportion importante dans les leucémies aigues.
=> la distinction entre l’origine centrale ( médullaire )d’une insuffisance cellulaire ou périphérique ( sang circulant ).
Une moelle normale est facile à prélever, riche, sans de cellules étrangères au tissu hématopoïétique. Elle montre une répartition harmonieuse des différents stades de maturations des cellules de la lignée blanche avec un aspect dit en pyramide, c’est à dire peu de cellules jeunes, et d’autant plus de cellules matures au fur et à mesure de la différentiation.
On observe en outre, la présence de mégacaryocytes ( précurseurs des plaquettes sanguines ) d’allure non dysmorphique.
On peut profiter du prélèvement de la moelle pour réaliser d’autre examens selon la pathologie en cause: étude des chromosomes par un caryotype, recherche de bacilles de Khoch par myéloculture, etc...
LES RÉSULTAS NORMAUX :
Cellules mères : ( des séries rouges et blanches )
=> Hémohistioblaste - Hémocytoblastes 0 à 3%
Lignée érythrocytaire : 10 à 30%
=> Proérythroblastes 0 à 2%
=> Érythroblastes basophiles 0 à 4%
polychromatophiles 2 à 12%
acidophiles 5 à 15%
Lignée leucocytaire :
=> lignée myéloïdes ou granuleuse :
- Myéloblastes 0 à 1%
- Promyélocytes 2 à 6%
- Myélocytes neutrophiles 8 à 25% éosinophiles 0 à 4% basophiles 0 à 1%
- Métamyélocytes neutrophiles 5 à 20%
éosinophiles 0 à 5%
basophiles 0 à 2%
- Polynucléaire neutrophiles 10 à 30%
éosinophiles 0 à 2%
basophiles 0 à 1%
=> lignée lymphoïde :
- Lymphoblaste 0
- Lymphocytes 8 à 12%
=> Lignée monocytaire :
- Monocytes 1 à 3%
- Plasmocytes 0 à 3%
- Histiocytes 0 à 1%
Lignée mégacaryocytaires :
=> mégacaryocytes rare
VARIATIONS PATHOLOGIQUES:
Les perturbations du myélogramme précédent ceux de l’hémogramme ou souvent parfois même isolée; aussi, dans bien des cas, l’examen de la moelle est plus instructif que l’examen du sang.
Modification qualitative : ( présence de cellules anormales )
- mégaloblastes=> maladie de Biermer.
-leucoblastes=> leucémie aiguë.
- cellules métastatiques.
- cellules de Steinberg=> maladie de Hodgkin.
- présence de parasite=> Leishmania.
Modification qualitative :
=> moelle pauvre :
- globalement ( moelle désertique ): pancytopènie ( diminution des éléments figurés du sang ), aplasie médullaire, aleucie hémorragique.
- en érythroblastes : anémie aplasique ou hypoplasiques.
- en granulocytes : agranulocytoses.
- en mégacaryocytes: leucose, myélome.
=>moelle riche :
- globalement : anémie post hémorragique.
- en érythroblastes: est le signe d’une hyperplasie réactionnelle de la moelle au cours d’anémie ou de polyglobulie ( maladie de Vasquez )ou témoigne d’un trouble de l’ hématopoïèse ( métastases cancéreuse médullaire ), ou fait la preuve d’une érythroblastoses aiguë.
- En éléments granuleux=> leucémie myéloïde.
- en éléments de la série lymphoïde : leucémie, lymphoïde.
- en élément,ts de la série monocytaire=> leucémie à monocytes.
- en plasmocytes : myélome
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