07 octobre 2006

Déraisonnable2

Il y a un nouveau festival dans la capitale des crêpes: Le Festival Chair de Poule.
Sans doute une façon de rendre hommage à l'élevage intensif qui colonise nos vertes (?) campagnes... A vue de nez on se dit que c'est un bien drôle de nom pour un festival. Seulement, dès votre arrivée sur le site vous vous dites que le nom a été TRES bien choisi. Je vous passe la traversée d'un parking lugubre plongé dans la brume où les seules formes humaines encore vaillantes se regroupent autour de bars improvisés dans le coffre. Un fois cette première étape franchie, ainsi que la fouille sommaire de l'entrée, vous tombez nez à nez avec une reconstitution architecturale et sonore plus vraie que nature du mythique engin de la "Rencontre du Troisième Type"... et c'est rien d'le dire ! A l'autre bout du site, une fois avoir dépassé les buvettes, les chiottes, le stand d'adhésion obligatoire à l'association pour aller acheter ses tickets boisson à la buvette et un chapiteau à la fonction non-identifiée on arrive enfin au but de l'opération: le chapiteau du Sablier. Programmation carte blanche pour ce haut lieu rennais de la découverte musicale qui fête cette année ses 20 ans. Et là on tombe sur une chanteuse devenue anoréxique depuis sa rupture avec Nicolas Jules. Bonne nouvelle cette maladie n'altère en aucune façon la voix et le talent. Passé le choc visuel c'est plutôt agréable. Surtout si l'on aime les premières chansons du sus mentionné Nicolas Jules. Je n'ai pas entendu ses nouveaux morceaux mais je suis curieuse de le faire pour m'assurer qu'il n'a pas largué en vole sa source musicale.
Si je me suis retrouvée là c'est parce que Mon-Pote-Jean assure une bonne partie de la technique du chapiteau Sablier et plus particulièrement le son de Thérèse dont j'entends parler depuis quelques mois mais que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir en concert.




Après Melle Bercier c'est donc Thérèse qui s'y colle.

Et Thérèse c'est bien. Pourtant, elle n'a pas eu de chance ce soir car elle s'est pris un enchaînement de merdes sur la tronche. Tout comme Emmanuelle Bercier elle a dû faire avec les BoomBoom de l'OVNI de l'entrée. Mais en plus, le son s'est arrêté subitement au bout de deux morceaux, au même moment une équipe de la Croix Rouge arrivait pour mettre sous oxygène puis évacuer un comateux et pour couronner le tout, la moitié du public (qui n'était sans doute pas loin d'être dans le même état que le secouru) est devenue ingérable. Et là je dois dire "Chapeau la Thérèse !" qui est descendue au milieu de la foule semie-hostile avec sa guitare moribonde. Elle est ainsi parvenue à faire patienter tout le monde environ 1/4 d'heure en attendant que la technique reprenne son souffle. 2 mètres à côté 5 secouristes s'activaient sur la moitié du cadavre à charier et Thérèse faisait chanter la foule. Les merdes techniques moi je dis que c'est certainement pas drôle lorsque l'on est sur scène mais que c'est un bon moyen de reconnaître les bons. Ben Thérèse y'a pas à tortiller, elle est bonne.


Malgré tout cela mes pieds commençaient à être congelés et ma TA à peu près aussi haute que la température extérieure. Je n'ai pas eu le courage d'attendre que le groupe Pixel (y paraît que c'est trés bien) termine ses réglages son (c'est vrai que ça avait l'air pas mal) et j'ai donc lâchement abandonné Mon-Pote-Jean à son sort en profitant de la consigne générale pour ne pas pouvoir changer d'avis.





Ben je ne suis pas certaine d'avoir envie de revenir l'année prochaine.

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